Sept haïkistes publient À petits pas lents

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 01 mai 2021
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Le recueil de haïkus À petits pas lents vient d’être publié sous la direction de Francine Chicoine. Photo courtoisie

Un nouveau recueil de haïkus vient d’être publié. Lancé virtuellement le 24 avril dans le cadre du Salon du livre de la Côte-Nord, À petits pas lents est le fruit d’une démarche entreprise en 2018 par sept auteurs, sous la direction de Francine Chicoine, tous de la Manicouagan.

Gilbert Banville, Claire Du Sablon, Carmen Leblanc, Monique Lévesque, Gérard Pourcel, Claude Rodrigue et Denise Therriault-Ruest signent chacun une vingtaine de ces très brefs poèmes d’origine japonaise, en plus d’un texte pour présenter le thème abordé.

Ces thèmes ratissent large, mais en même temps donnent « une œuvre collective où toutes les parties sont très reliées », précise Mme Chicoine. À titre d’exemple, ils touchent autant les petits drames au quotidien, sous la plume de Gilbert Banville, que les souvenirs de pêche, de l’auteure Monique Lévesque, ou encore l’idée que penser, c’est dire non, avec Gérard Pourcel.

Le photographe Serge Jauvin apporte sa contribution avec ses magnifiques photographies.

En véritable chef d’orchestre, Francine Chicoine, qui évolue dans le monde du haïku depuis le début des années 2000, a assuré la direction littéraire du projet. « Mon rôle, ç’a été de faire en sorte que les haïkus soient publiables, que chacun ait développé une thématique particulière, de préfacer le livre et de faire le suivi avec les auteurs », explique-t-elle.

Travail de longue haleine

Un imposant travail d’équipe aura été nécessaire pour mener à terme le recueil, qui s’est concrétisé par l’entremise de ce qu’on appelle des kukaïs, soit un regroupement d’haïkistes qui travaillent sur les haïkus de chacun. Une rencontre de deux jours a eu lieu en 2018 et une autre de deux jours en 2019.

« C’est vraiment un travail d’équipe. Tout le monde travaille sur les haïkus de tout le monde. Les gens ne sont pas seuls. Ils sont entourés de personnes qui vont donner leur opinion et c’est comme ça que les idées avancent », poursuit la directrice littéraire.

Par contre, l’idée première du haïku demeurera la propriété de son auteur. « C’est sa pensée qui prime. Si l’auteur n’est pas satisfait, on va le travailler aussi longtemps que l’auteur ne sera pas satisfait. »

Selon Francine Chicoine, À petits pas lents comme titre du recueil est rempli de sens en raison du travail de longue haleine qui précède la sortie. «Je pense que l’écriture doit se faire aussi à petits pas lents. Il y a toute une période de réflexion », conclut-elle.

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