Les comités de sauvegarde des écoles de Godbout et de Franquelin se mobilisent

Par 12:00 AM - 04 septembre 2012
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Le comité de sauvegarde de l’école de Franquelin et le conseil d’établissement de Godbout sont en mode solution pour conserver vivantes leurs écoles respectives, alors que la possibilité de fermeture est en cours d’analyse par la Commission scolaire de l’Estuaire. Pour les deux communautés, la conservation de l’école est primordiale. D’abord, les parents veulent s’assurer que leurs enfants puissent fréquenter un milieu scolaire sécuritaire et près de chez eux. «Nous jugeons que la réussite scolaire passe par un endroit sécuritaire et à proximité. Nous ne pensons pas que d’envoyer les enfants sur la route 138, qui est dangereuse et engorgée, pendant 50 minutes par jour va assurer la réussite de nos jeunes», indique Catherine Girard, au nom du comité de sauvegarde de l’école de Franquelin. Le conseil d’établissement de Godbout est du même avis, croyant que les nombreuses années de transport auront une incidence sur le décrochage scolaire et sur la sécurité des jeunes. «On a pleins de questions. Si l’enfant a le mal des transports, si une route ferme, si l’enfant est malade, s’il arrive un accident, que se passera-t-il? Ce n’est pas très rassurant pour les parents, ni pour les enfants», précise Isabelle Beaudin, présidente du conseil. Le maire de Godbout, Alain Labrie, qui collabore étroitement avec le conseil d’établissement, croit aussi que sans l’école, le développement domiciliaire de son village ne pourra se faire ou perdra de son intérêt. «Pas question de fermer l’école à Godbout. On dit qu’on veut aider les municipalités et on ferme nos écoles. Pas d’école, pas de village», remarque le maire. Selon les comités de sauvegarde, une pression est mise sur les parents lorsque la commission scolaire induit que les petites écoles nuisent à la réussite scolaire ou à la socialisation. «Si un petit nombre nuit à la réussite, pourquoi le gouvernement permettrait-il l’école à la maison?», se questionne Johanne Desjardins, membre du comité de sauvegarde de l’école de Franquelin. Solutionner le problème Pour les communautés qui militent afin de garder vivantes leurs écoles, l’une des solutions est l’implantation d’une garderie en milieu scolaire, qui devrait augmenter le nombre d’élèves, puisque plusieurs parents qui travaillent choisissent les écoles de Baie-Comeau en raison de la présence d’une garderie. Avec plus d’élèves, les écoles pourraient envisager d’engager un enseignant supplémentaire et ainsi alléger la tâche des professeurs en place. «Si la commission scolaire veut travailler avec nous, qu’elle facilite l’implantation de la garderie. C’est ça, travailler pour la réussite. Cela fait plusieurs années que les gens de Franquelin demandent une garderie. La commission scolaire a admis qu’on ne serait pas dans la situation présente si on l’avait ouverte avant», commente Mme Girard. Photo : Alors que la Commission scolaire analyse la possiblité de fermer les écoles Mgr-Labrie de Goadbout et Père-Duclos de Franquelin, le comité de sauvegarde de l’école de Franquelin et le conseil d’établissement de Godbout sont en mode solution pour les garder en vie. (Archives Le Manic)

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