Jean-Louis Savard prend le chemin du pénitencier

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 02 mars 2016
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Baie-Comeau – Jean-Louis Savard a pris le chemin du pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, lundi, après que la Cour d’appel du Québec ait maintenu le verdict de culpabilité et la peine d’emprisonnement de six ans rendus par le juge de première instance.

L’individu de 69 ans, domicilié à Ragueneau, a été reconnu coupable, en octobre 2014, de gestes d’attentats à la pudeur et de grossière indécence commis sur cinq de ses neveux et nièces, dans les années 60 et 70, à Saint-David-de-Falardeau, au Saguenay. Il avait notamment masturbé les garçons et poussé l’odieux jusqu’à insérer une brindille de foin, un clou, un crayon et un tournevis dans l’urètre de ses victimes, alors âgées de 6 à 13 ans.

En juin 2015, le juge Michel Boudreau, de la Cour du Québec, a condamné Savard à une peine de six ans d’emprisonnement.
Le jugement de la Cour d’appel a été rendu jeudi, après 11 semaines de délibérations. Les trois juges ont été unanimes à maintenir la durée de la peine d’emprisonnement de six ans imposée au Ragueneauvien. Le juge Jacques Chamberland a cependant exprimé sa dissidence sur le verdict de culpabilité. Contrairement à ses deux collègues, il croit que le juge Boudreau aurait dû tenir compte davantage de la crédibilité des témoignages de l’accusé et des témoins de la défense.

« Je suis d’avis que les motifs énoncés par le juge pour rejeter les témoignages de l’appelant et des autres témoins de la défense, et conclure qu’ils ne soulèvent aucun doute raisonnable dans son esprit, sont peu convaincants et, parfois, entachés d’erreurs fondamentalement préjudiciables à l’appelant », écrit le juge Chamberland, qui croit qu’un nouveau procès s’imposait.

La suite des choses

Me Christian Maltais, l’avocat de Jean-Louis Savard, prendra les prochaines semaines pour analyser la possibilité de demander la permission d’en appeler auprès du plus haut tribunal du pays. « En ayant une dissidence, ça me donne un droit d’appel à la Cour suprême du Canada. Si j’avais perdu 3 à 0 à la Cour d’appel, les chances d’aller à la Cour suprême seraient nulles », explique-t-il.

Pendant que l’avocat poursuit son travail de réflexion sur la suite des choses, son client est incarcéré dans au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines dans un secteur réservé aux détenus dont les crimes sont liés à  la pédophilie.

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