Résolu mise sur les nouvelles technologies

Par 12:00 AM - 07 juin 2016
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C’est ce qu’a mentionné le président-directeur général (pdg) de la multinationale, Richard Garneau, le 1 juin, au sortir de l’assemblée annuelle des actionnaires, qui se tenait à Baie-Comeau pour une première fois.

Près de 200 personnes ont pris part à la rencontre, dont des membres du conseil d’administration et des actionnaires de PFR, mais aussi des élus et des représentants du milieu socioéconomique de la Manicouagan. L’an dernier, la rencontre annuelle s’était tenue à Augusta, aux États-Unis, et l’année d’avant à Saint-Félicien au Québec.

Selon M. Garneau, plusieurs avenues sont explorées pour permettre à la papetière de traverser le temps, mais il refuse de s’étendre sur le sujet. « Pour l’instant, on regarde différentes alternatives et de nouvelles technologies et on sait comment ça prend du temps les nouvelles technologies », indique-t-il.

Le pdg dit espérer la contribution financière des gouvernements du Québec et du Canada pour aider l’entreprise à réussir « un passage entre la production d’aujourd’hui et la production du futur », rappelant les besoins décroissant pour le papier journal.

M. Garneau demeure positif face à l’avenir de l’industrie forestière. Il constate d’ailleurs que l’embellie se poursuit. C’est d’ailleurs pour être prêt à faire face à la reprise que des investissements de 4 M$ ont été consentis à la Scierie des Outardes depuis l’automne 2015 afin de moderniser les opérations.

L’après-crise

En revenant sur l’entente intervenue à la fin août 2015 pour mettre fin à la crise forestière, M. Garneau n’a pas manqué de féliciter le gouvernement du Québec pour le programme spécifique aux tarifs d’électricité mis en place afin d’aider l’industrie forestière à faire face à l‘infestation de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). « Bravo au gouvernement », a-t-il lancé, rappelant qu’il faut une plus grande quantité de bois pour produire une tonne de papier journal lorsqu’il est atteint par la TBE et que l’énergie nécessaire est également plus élevée.

Une fois l’entente arrivée à terme dans près de quatre ans, PFR croit pouvoir reprendre ses opérations dans du bois vert et sain, a noté M. Garneau. D’ici là, tout est fait pour récolter le plus possible de bois affecté par la TBE afin de diminuer au maximum les émissions de gaz à effet de serre.

Greenpeace

Par ailleurs, concernant la poursuite pour manœuvres frauduleuses intentées par PFR contre Greenpeace devant un tribunal fédéral américain, le 31 mai, M. Garneau se fait laconique puisque le dossier est devant la cour.

Rappelons que la multinationale a décidé d’emprunter la voie judiciaire pour mettre fin une fois pour toutes aux accusations de Greenpeace concernant principalement la destruction de la forêt boréale par les opérations forestières de PFR.

Présent à Baie-Comeau pour participer à l’Assemblée annuelle des actionnaires, le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec, André Tremblay, ne s’est pas fait prier, lui, pour réagir au dépôt de la poursuite. « On est tannés de se faire accuser de dilapider la forêt boréale. On n’a pas à faire l’objet de campagne de salissage », a-t-il martelé.

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