« Quand tu viens à Baie-Comeau, c’est plus le fun qu’à Noël »

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 05 juillet 2016
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Baie-Comeau – Le Symposium de peinture de Baie-Comeau a toujours eu la cote chez les artistes peintres et, après 30 ans, l’histoire d’amour demeure toujours aussi enflammée. Parlez-en à Gabrielle Dumont, de Québec.

« On est content d’être ici, car c’est le plus beau symposium. Quand tu viens à Baie-Comeau, c’est comme plus le fun qu’à Noël », a lancé l’artiste.

Gabrielle Dumont a beau en être à sa troisième participation en quatre ans au plus grand symposium de peinture en arts figuratifs en Amérique du Nord, son engouement ne se tarit pas. « C’est comme un laboratoire, car tu crées toute la journée et les gens de Baie-Comeau sont spéciaux. Ils sont comme éduqués à l’art. Ils nous laissent travailler et ils apprennent beaucoup en observant », poursuit-elle, d’un ton qui ne laisse aucun doute sur son degré d’attachement.

L’artiste peintre travaille l’humain sur toiles, tantôt les corps et tantôt les visages. Souvent, elle entreprend de nouveaux tableaux avant de terminer ceux qu’elle vient de laisser temporairement. Comme elle l’explique, cela donne du temps pour le séchage, dont la durée s’allonge au gré des textures dont elle enrichit ses toiles. Ces œuvres inachevées menées de front lui permettent aussi de prendre un temps d’arrêt bénéfique avant de les terminer.

Reconnue chez soi

Linda Isabelle en est une autre qui était heureuse d’être du Symposium de peinture en 2016. Dans son cas, il s’agit également d’une troisième participation en quatre ans. « C’est toujours plaisant de se faire reconnaître chez soi », a souligné l’artiste peintre originaire de Baie-Comeau, mais qui réside maintenant à Forestville.

L’événement local se distingue de la grande majorité des autres du genre, selon Linda Isabelle, par le fait que les participants ne peuvent y exposer leur production des derniers mois. Tout ce qu’ils présentent est peint sur place. L’artiste sait que la même formule prévaut au symposium de Chicoutimi, mais elle n’en connaît pas d’autres qui fonctionnent ainsi.

La Baie-Comoise d’adoption vit de son art. Travailleuse autonome, elle participe à pas moins de 15 à 20 symposiums par année. Elle a déjà décroché des prix Coup de cœur du public et réalise de belles ventes. Elle expose aussi dans quelques galeries.

Dans sa ville natale, il lui a fallu plus de temps qu’ailleurs avant d’attirer l’attention des amateurs d’art, a-t-elle souligné. Elle commence à vendre des toiles depuis environ un an et demi. Elle met ça un peu sur le compte de son style qui n’a rien de conservateur. Si la donne commence à changer, c’est parce que les gens se rendent compte qu’elle est là pour rester, croit Linda Isabelle.

Artiste invitée

Henriette Gagnon habite Les Éboulements et en était à son premier symposium à Baie-Comeau, mais au Québec aussi. Elle y a été invitée par le président d’honneur 2016, Humberto Pinochet.

Rappelons qu’en cette année du 30e anniversaire, les cinq derniers présidents d’honneur de l’événement avaient le privilège d’inviter un artiste. « Il m’a invitée parce qu’il m’a dit qu’il aimait ce que je faisais. J’ai été flattée », raconte celle qui compte quatre participations en autant d’années au festival de peinture de Baie-Saint-Paul, un concours national de peinture.

L’artiste peintre affectionne les bords de mer sur ses tableaux. Elle y intègre aussi de vieilles partitions sur papier, qui appartenaient à sa mère. À la vue de ses œuvres, on croirait entendre la musique des vagues.

Neuf ans plus tard

Après une première présence au Symposium de peinture de Baie-Comeau en 2007, l’artiste peintre de Pointe-Lebel, Sylvianne Charette, a fait un retour en force cette année. Elle n’avait jamais posé sa candidature entre les deux éditions.

« Je me cherchais, je me suis trouvée. Là, j’étais prête », a-t-elle raconté d’un ton assuré.

Les œuvres de Sylvianne Charette se caractérisent par leurs fonds tout en gris, en blanc et en noir. Elle y ajoute souvent des fleurs.

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