Après trois ans, Geoffrey est tout un ambassadeur!

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Par Charlotte Paquet

Baie-Comeau – Il a 20 ans, provient de la France et étudie en troisième année du programme de Techniques d’aménagement cynégétique et halieutique (TACH) au cégep de Baie-Comeau. Tout comme neuf compatriotes de sa promotion, Geoffrey Poulain tournera bientôt la page sur un pan important de sa vie, un pan qui l’aura marqué d’une incroyable façon.

Le journal Le Manic a sollicité une entrevue avec l’étudiant français, histoire de percer ce certain mystère qui entoure la réalité des jeunes gens venus de l’étranger pour étudier à Baie-Comeau. Ils sont de plus en plus nombreux d’ailleurs, à la grande joie des autorités collégiales.

Ce qui transpire des propos de Geoffrey, c’est son engouement incroyable face aux connaissances et aux apprentissages liés au programme de TACH. Il a des étincelles dans les yeux lorsqu’il en parle. « En France, il y a une formation similaire, mais elle est axée sur la théorie. Ici, quand on sort de la formation, on est vraiment compétents pour entrer sur le marché du travail. On a une vraie expérience de travail incluse dans le cours », mentionne-t-il avec vivacité, en faisant notamment référence à la conduite d’un bateau ou encore à l’installation d’un filet de pêche expérimentale dans un lac.

Si le cégep se cherche un ambassadeur pour cette formation, ce serait probablement difficile de trouver mieux tellement le jeune homme se livre avec passion. Et il n’y a pas que le cégep qui enflamme Geoffrey, mais la ville de Baie-Comeau, ses citoyens et ce qu’il a vu de la Côte-Nord aussi.

Vraiment, à l’écouter, on se dit qu’un Nord-Côtier pure laine ne pourrait pas être plus comblé. Ne pourrait pas être plus heureux. N’y a-t-il pas une expression qui dit qu’à trop avoir le nez collé sur l’arbre, on ne voit plus la forêt?

Partir à 17 ans

À l’âge de 17 ans seulement, l’étudiant quittait son pays natal pour Baie-Comeau. Après avoir entendu parler du programme de TACH par un de ses professeurs, par un ancien étudiant français de TACH et lors d’un salon étudiant à Lyon, Geoffrey décidait de tenter le tout pour le tout. Comme il le dit si bien, il se lançait dans une formation qui lui permettrait de faire ce qu’il veut plus tard : travailler dans la gestion de l’environnement.

Il est arrivé à Baie-Comeau avec deux autres étudiants français qu’il connaissait. L’un est reparti dans son pays pendant le premier hiver, mais il habite toujours en colocation avec l’autre.

De son installation en ville et de l’accueil des cégépiens et de l’ensemble de la population, il n’a que de bons mots. « Les Québécois sont vraiment accueillants. Si on y met un peu de volonté, il n’y a pas de difficulté à s’intégrer », assure celui qui amorcera un baccalauréat en biologie à l’Université du Québec à Rimouski à l’automne 2017.

Allers et retours

Geoffrey est reparti en France à deux reprises au cours de la première année, soit aux vacances de Noel et pendant l’été. La deuxième année, il a célébré les Fêtes avec les siens, mais a choisi de demeurer sur la Côte-Nord en été pour obtenir une expérience de travail.

« Je suis allé en Basse-Côte-Nord pour aller poser des barrières de comptage. La Basse-Côte-Nord, j’ai vraiment aimé ça. C’est le contact avec la nature à 100 %. Il n’y avait pas grand-chose d’autre », ajoute-t-il avec le regard rieur.

Fait à noter, Geoffrey a été indépendant financièrement pendant la presque totalité de ses études à Baie-Comeau et il s’en dit très fier. Outre son emploi d’été dans l’extrême est de la Côte-Nord en 2016, il a toujours œuvré dans le monde de la restauration. Actuellement, il travaille comme aide-serveur à la Cache d’Amélie.

Ambassadeur chez les Français

Au cours de ses séjours en France, Geoffrey a été appelé à trois reprises à témoigner de son expérience au Québec et au programme de TACH du cégep de Baie-Comeau. Il l’a fait à deux reprises dans son ancien lycée et une autre fois lors d’un salon étudiant à Montpellier.

« J’ai tellement aimé mon expérience à Baie-Comeau que je veux partager ça avec d’autres étudiants. J’ai tellement adoré ça que je veux que d’autres étudiants puissent la vivre », martèle ce grand amateur de chasse et de pêche.

D’ailleurs, interrogé sur les endroits du Québec qu’il a visités, il mentionne avoir eu notamment l’occasion de pêcher dans le sud de Montréal et, plus récemment, dans le fjord du Saguneay, d’avoir chassé près de Lévis et d’avoir fait de la randonnée dans les monts Groulx. « La pêche et la chasse, c’est ça qui guide mes voyages », conclut-il avec entrain.

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