Sur dix finissants français, huit comptent rester au Québec

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Par Charlotte Paquet
Sur dix finissants français, huit comptent rester au Québec
Il me reste trois ans pour me faire séduire par le Québec, lance Geoffrey Poulain, qui amorcera un baccalauréat en biologie à l'Université du Québec à Rimouski à l'automne 2017. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Huit des dix étudiants français qui obtiendront, en mai, leur diplôme d’études collégiales en Techniques d’aménagement cynégétique et halieutique (TACH) au cégep de Baie-Comeau ont l’intention de demeurer au Québec. Un neuvième, en l’occurrence Geoffrey Poulain, réfléchit toujours à cette possibilité, mais dans le cas du dernier, il est d’ores et déjà assuré qu’il repartira en France.

« Il me reste trois ans pour me faire séduire par le Québec », lance Geoffrey en riant.

Dans les faits, ces trois années correspondent au baccalauréat en biologie qu’il entreprendra, à l’automne, à l’Université du Québec à Rimouski.

Le jeune homme de 20 ans confirme la décision de ses huit compatriotes. « Il y en a huit sûrs et certains, car je leur ai tous demandé (s’ils restaient au Québec) et ils m’ont répondu oui », explique-t-il.

Que la province réussisse à retenir au moins huit des dix étudiants finissants de TACH provenant de la France, ça peut étonner, mais Geoffrey a ses explications. « C’est pour l’emploi et pour la vie », martèle-t-il.

Un travail intéressant

Selon le futur universitaire, ses comparses français sont attirés par les opportunités d’emploi à portée de main. « Même si c’est saisonnier, il y a beaucoup d’offres d’emploi diversifiées. Ça permet aux techniciens de se retrouver, peu importe leur champ de compétences », dit-il.

Geoffrey assure également que la qualité de chasse et de pêche est de beaucoup meilleure au Québec qu’en France. « Ici, il y a beaucoup de territoires publics et très accessibles. On n’a pas à demander d’autorisation. La variété d’espèces et le succès de pêche sont meilleurs au Québec », ajoute-t-il.

Aucune statistique officielle

Au cégep de Baie-Comeau, aucune donnée n’est colligée pour permettre d’obtenir un portrait du nombre d’étudiants étrangers qui choisissent de poursuivre leur vie au Québec après l’obtention de leur diplôme, mais ils sont nombreux.

« On sait qu’on a une très grosse proportion qui reste sur la Côte-Nord et au Québec, mais on n’a pas de statistiques officielles », affirme Isabelle Savard, responsable des communications.

Du côté du programme de TACH, la rétention est particulièrement importante.

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