François Legault parle économie à Baie-Comeau

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 16 août 2017
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Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a terminé sa tournée de l’est du Québec à Baie-Comeau vendredi. Il a notamment diné avec des gens d’affaires. Photo Le Manic

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a terminé sa tournée de l’est du Québec à Baie-Comeau vendredi. Il a notamment diné avec des gens d’affaires. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a mis un terme à sa tournée dans l’est du Québec, vendredi, à Baie-Comeau. Il est allé à la rencontre de citoyens, d’élus et de gens d’affaires, tout en parlant de développement économique, la priorité de son parti, de ressources naturelles et d’autorisations environnementales trop longues à obtenir.

« Ça n’a pas de bon sens. C’est inacceptable. Il faut changer ça », a-t-il lancé, en référence à la période à laquelle les promoteurs doivent s’astreindre avant d’obtenir l’aval de Québec pour lancer leurs projets.

« Dans le cas de Mason Graphite, on parle de plus de deux ans », déplore M. Legault, rappelant que l’usine créera pourtant 200 emplois directs et indirects. Selon lui, ailleurs dans le monde, le délai moyen joue autour de six mois pour l’obtention des autorisations.

À Baie-Comeau, le chef caquiste et député de la circonscription de l’Assomption a rencontré le maire de Baie-Comeau, Claude Martel, ainsi que les représentants de la Société du port de Baie-Comeau, Marcel Furlong et Marc Lefebvre. Le dossier de l’agrandissement du port, une fois cédé au milieu, a été abordé. « Ici, vous avez un beau pôle logistique », a-t-il précisé, soulignant avoir été saisi de l’importance du maillage entre le transport maritime et le rail.

Il a été question de train entre les quatre hommes, mais « pour aller plus loin que le traversier-rail (actuel) », précise M. Legault. Le but est d’attirer de nouvelles usines et ainsi favoriser la rétention ou le retour des jeunes en région.

La priorité de la CAQ reste encore et toujours le développement économique. Et pour le réussir, la clé est Investissement Québec, selon le chef. Pour convaincre des entreprises de s’installer au Québec, dit-il, il faut être assez intelligent pour faire la même chose que d’autres font ailleurs, c’est-à-dire les soutenir financièrement.

M. Legault se désole que la majorité des emplois crées ces dernières années l’aient été à Montréal pendant que dans les régions, le déclin se poursuivait. « Investissement Québec est très loin de la Côte-Nord », laisse-t-il tomber.

« De l’incompétence crasse »

Dans le dossier de la flambée des couts de construction des deux navires qui doivent remplacer les traversiers affectés à la liaison Tadoussac-Baie-Sainte-Catherine, le caquiste considère comme « de l’incompétence crasse et une vraie farce » le fait que la facture soit passée de 125 M$ à 250 M$. « Et on vient de me dire qu’un pont pourrait couter autour de 350 M$ », mentionne-t-il.

D’ailleurs, au sujet du dossier d’un pont enjambant la rivière Saguenay, M. Legault demeure prudent. « Le projet de pont, il faut l’évaluer, évaluer le cout, les avantages et les revenus de plus. Actuellement, on semble gérer à la petite semaine », déplore-t-il.

Enfin, dans le dossier de la nouvelle loi sur les gouvernements de proximité qui n’oblige plus les municipalités à publier leurs avis dans les journaux, ce qui risque d’entrainer des pertes de revenus, le chef de la CAQ se dit en total désaccord avec cette disposition.

Si son parti est élu, il compte mettre en place une commission non partisane sur le financement des médias locaux, rappelant que ces médias bénéficient du soutien des gouvernements un peu partout dans le monde.

« Il faut garder les journaux papier. Il faut ajouter au financement des médias locaux, pas en enlever, c’est une question de démocratie », martèle le chef caquiste, dont le parti compte une vingtaine de députés à l’Assemblée nationale. Sa tournée prépare d’ailleurs le terrain dans la région en vue de l’élection provinciale d’octobre 2018.

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