« On a été incrédules un peu » – le maire Victor D’Amours

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 14 octobre 2017
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Marc Tremblay croit que ce n’est pas par hasard que le MAMOT a expédié sa lettre à la municipalité de Baie-Trinité en pleine campagne électorale. « Il voulait que ça sorte », dit-il.

Marc Tremblay croit que ce n’est pas par hasard que le MAMOT a expédié sa lettre à la municipalité de Baie-Trinité en pleine campagne électorale. « Il voulait que ça sorte », dit-il.

Baie-Comeau – « Quand je suis rentré (comme maire) en août, je n’étais pas au courant de certains dossiers. Comme conseillers, on pensait que ça se faisait, mais ça ne se faisait pas. On a été incrédules un peu. On n’a peut-être pas été assez proactifs. On pensait que tout allait bien. »

Celui qui parle ainsi, c’est Victor D’Amours, maire de Baie-Trinité depuis la démission de Denis Lejeune le 8 aout. Il fait référence au non-respect (du moins jusqu’à vendredi dernier) des exigences du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), clairement exposées dans une lettre.

À son arrivée en poste, M. D’amours dit avoir pris connaissance des dossiers. C’est à ce moment qu’il a eu quelques surprises. S’il s’est ensuite passé plusieurs semaines avant de se conformer aux demandes du ministère, c’est par un concours de circonstances, dit-il.

En effet, la municipalité est aux prises avec une pénurie de personnel. La secrétaire est en congé de maternité. La personne qui la remplace ne peut occuper le poste qu’à temps partiel, puisqu’elle a un autre emploi.

De plus, le directeur général doit composer avec la période électorale à titre de président d’élection. Cela occupe donc une partie de son temps.

S’il y a une chose de clair dans l’esprit du maire, c’est qu’il n’est absolument pas question de mise en tutelle du village. « Le ministère, ce n’est pas ce qu’il cherche non plus », martèle celui qui espère un renouvellement de mandat à la mairie.

Transparence

Marc Tremblay, qui également candidat dans la course au poste de maire, a appris l’existence de la missive au début de la semaine dernière. Son contenu, affirme-t-il, lui a permis de confirmer qu’il ne se trompait pas en flairant certaines irrégularités dans la gestion de la municipalité.

« On voyait qu’il y avait une lacune et on voulait éclaircir ça », a-t-il noté, rappelant l’absence du rapport financier 2016 de Baie-Trinité sur le site Internet du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire. Il en rajoute : « On avait des doutes sur la santé financière, mais avec cette lettre du sous-ministre, là, je me dis qu’il y a sûrement de quoi. »

Le nouveau venu en politique, pour qui la transparence en matière de gestion municipale est un leitmotiv, a refusé de se lancer dans une campagne de dénigrement du conseil sortant, mais a invité le maire Victor D’Amours à s’expliquer à la population. Ce dernier, qui était en voyage lorsque l’existence de la lettre a été divulguée par les médias, a livré sa version des faits dès son retour.

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