Les traversiers colorent le bilan de session de Ouellet

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Par Charlotte Paquet
Les traversiers colorent le bilan de session de Ouellet
Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a livré son bilan de session en abordant amplement la question de la mobilité et l'accessibilité à la région.

La mobilité et l’accessibilité ont été plus que jamais à l’ordre du jour du député de René-Lévesque, Martin Ouellet, au cours de la dernière session parlementaire avec toute la saga des traversiers, mais aussi le projet de pont sur le Saguenay et bien d’autres.

Dans son bilan de fin de session livré le 17 décembre, l’homme politique est revenu sur tous les efforts consentis à ce chapitre depuis septembre. Oui, certains dossiers ont progressé, mais d’autres aucunement, à son grand regret.

Le dossier du pont sur le Saguenay est de ceux-là. Malgré maintes démarches, le gouvernement caquiste n’a pas lancé l’étude destinée à actualiser les études antérieures.

« J’ai utilisé l’ensemble des outils parlementaires que les députés peuvent utiliser à l’Assemblée nationale, mais malheureusement, on n’a pas de réponse satisfaisante de notre côté», a-t-il souligné en faisant référence notamment à une pétition, une motion, des points de presse, des déclarations, des questions et une lettre ouverte dans les médias.

La grande crainte du député est que le bureau de projet mis en place par l’ancien gouvernement libéral soit tout simplement éliminé.

Parmi les victoires des derniers mois, M. Ouellet rappelle qu’en collaboration notamment avec le ministère des Transports du Québec, des solutions ont été trouvées pour sécuriser les accès au Centre de la petite enfance Magimuse à Ragueneau et à la municipalité de Colombier. Pour les entrées au village de Bergeronnes, les efforts se poursuivent, a-t-il dit.

Le F.-A.-Gauthier

S’il est un autre dossier qui le désole et sur lequel il assure n’avoir rien ménagé, c’est celui de la saga de la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout et de ses conséquences désastreuses pour les voyageurs, mais aussi pour les entreprises. Il promet d’ailleurs ne pas abandonner ses démarches pour que les clients soient compensés à la hauteur des préjudices subis.

Le problème aux moteurs électriques, identifiés le 13 décembre lors du transit du navire entre Lévis et Matane, le jettent carrément à terre. « Je ne comprends pas. Ça fait un an que le bateau est parqué du côté de Lévis. Les moteurs électriques, on n’a pas pu les inspecter avant? », s’interroge M. Ouellet. Il ajoute : «  Je pensais avoir vécu un cauchemar l’année passée, là, j’ai l’impression de vivre une tragédie perpétuelle. »

Aujourd’hui, il souhaite que la Société des traversiers du Québec (STQ) agisse comme une agence de voyage au chapitre du service à la clientèle de cette traverse, mais dit reconnaître que la STQ « mange les balles à la place du ministre Bonnardel » dans cette saga.

Dans un autre ordre d’idées, le dossier de l’abolition des commissions scolaires interpelle aussi le député de René-Lévesque, qui aurait souhaité que la Coalition avenir Québec recule. Il compte suivre de très près la poursuite des travaux de la commission parlementaire sur le sujet en janvier. Il craint les conséquences de la perte d’un pouvoir démocratique au profit d’un pouvoir décisionnel dévolu au ministère de l’Éducation. « On va continuer le combat là-dessus », lance-t-il tout en rappelant que pour le Parti québécois, ce débat de structure n’était pas essentiel.

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