Résolu fait le point sur les tests en cours à la papetière

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Par Charlotte Paquet
Résolu fait le point sur les tests en cours à la papetière
Produits forestiers Résolu, Yves Laflamme, a fait le point sur les tests en cours avec la pâte produite à Baie-Comeau. Près de lui, on reconnaît le directeur général de l’usine de Baie-Comeau, Éric Gagnon.

Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu (PFR) a profité de son passage à Baie-Comeau, la semaine dernière, pour faire le point sur les tests en cours avec la pâte produite à Baie-Comeau.

« On n’a pas créé un produit de haute technologie », a tenu à préciser Yves Laflamme, en soulignant qu’il s’agit de la même pâte que d’autres usines produisent aussi.

Dans les faits, le grand patron de PFR a voulu remettre les pendules à l’heure auprès des gens qui pourraient croire à une solution miracle pour assurer la pérennité de l’usine dans la foulée de la baisse constante de la demande de papier journal. « Il faut faire attention à ce qui peut être dit. On n’a pas sorti quelque chose de nouveau et qu’on est en train de transformer l’usine à ce produit-là, c’est pas le cas ».

Les tests visent à déterminer si la pâte pourrait entrer dans la fabrication de papier tissu dans des usines de PFR en Floride.

« On a l’opportunité d’avoir des usines de papier tissu en Floride. Puis, il y a du papier qui part par bateau pour aller dans le même secteur. On envoie des rouleaux de pâte au lieu de rouleaux de papier pour faire du papier tissu de certaines qualités », a expliqué M. Laflamme.

PFR produit déjà son papier tissu avec notamment de la pâte Kraft provenant de ses installations au Lac-Saint-Jean. Avec la pâte de Baie-Comeau, de qualité moindre et moins dispendieuse, l’entreprise cherche à vérifier s’il est aussi possible de fabriquer du papier tissu de moins bonne qualité.

« Est-ce que c’est faisable? Si c’est faisable, est-ce qu’il y a un marché pour ça? », se questionne Yves Laflamme.

Les besoins en pâte provenant de l’usine de Baie-Comeau pourraient représenter un volume d’à peine 25 000 tonnes métriques annuellement, selon M. Laflamme. On est loin de la capacité de production de 321 000 tonnes métriques de papier journal.

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