COVID-19 : services minimaux à la Ville de Baie-Comeau

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Par Steeve Paradis
COVID-19 : services minimaux à la Ville de Baie-Comeau
La Ville de Baie-Comeau a dû mettre à pied 127 employés temporaires pour une période indéterminée en raison de la fermeture de ses bâtiments.

Avec l’annonce ces derniers jours de nouvelles mesures de santé publique par Québec, la Ville de Baie-Comeau réduit au strict minimum ses services à la population.

Ainsi, la majorité des 164 employés permanents et contractuels de la municipalité ont été enjoints à demeurer chez eux. Environ une quarantaine d’entre eux sont encore en fonction.

Le maire Yves Montigny a assuré que ces employés continueront d’être payés normalement mais en contrepartie, ils devront être joignables en tout temps pour répondre à d’éventuelles urgences. « Ils ne peuvent pas partir au chalet », a-t-il donné à titre d’exemple.

Entre autres, les employés cols bleus seront appelés au travail lorsqu’on prévoira des chutes significatives de neige. Toutefois, lors de leurs réunions d’avant et d’après-travail, ils devront obligatoirement respecter la mesure de distanciation sociale de deux mètres.

En gros, le niveau de services ressemblera à celui d’une grève générale avec une liste de services essentiels à respecter, a précisé le directeur général François Corriveau. « S’il y a par exemple un bris d’aqueduc chez un citoyen, les gens vont être appelés à travailler pour le réparer. L’aqueduc, c’est un service essentiel », a-t-il fait valoir.

Les autorités municipales assureront aussi une surveillance minimale des bâtiments sous leur responsabilité par des rondes de vérification à intervalles réguliers.

Premier cas d’infection

Le maire a aussi réagi au premier cas d’infection à la COVID-19 répertorié sur la Côte-Nord en rappelant d’entrée de jeu que la région « ne se trouve pas sous une cloche de verre » et qu’il est tout à fait normal que des cas se présentent ici.

« Je demande aux citoyens de Baie-Comeau de rester chez eux. Écoutez attentivement les consignes du premier ministre et du docteur Horatio (Arruda) », a-t-il clamé. Il invite les gens à tout de même prendre une marche, « mais ne vous mélangez pas avec d’autres personnes qui n’ont pas la même adresse civique que vous ».

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