Marie-Christine et Marie-Ève livrent bataille contre la COVID

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 02 Décembre 2020
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Ayant accepté de joindre l’équipe de renfort du CISSS, Marie-Ève Joncas prête main-forte à la santé publique au chapitre des enquêtes épidémiologiques. Photo courtoisie

Des archives médicales à la cuisine de l’hôpital de Baie-Comeau ou encore du travail social aux enquêtes épidémiologiques en santé publique sur la Côte-Nord, il y a un grand pas. Marie-Christine Breault et Marie-Ève Joncas n’ont pas hésité à le franchir par solidarité pour l’ensemble de leurs collègues de travail en période de pandémie.

À l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord à Baie-Comeau, Marie-Christine Breault et Marie-Ève Joncas font partie des 460 personnes qui forment l’équipe de renfort implantée en octobre afin de répondre à des besoins liés à la lutte à la COVID-19.

« Moi, j’ai de l’expérience dans les cuisines et j’ai décidé de renouer avec mes amours de jeunesse d’emploi étudiant et de donner mon nom à la cuisine », lance en riant l’archiviste médicale Marie-Christine Breault.

Elle a décidé de joindre la nouvelle équipe afin, dit-elle, « d’aller prêter main forte en situation d’éclosions et essayer d’aider ceux qui n’auront pas le choix d’être au front ». C’est aussi pour le défi et par besoin de se sentir partie intégrante de la bataille face à la COVID-19 qu’elle a dit oui.

Après une initiation sur un quart de travail complet qui lui a permis de toucher aux différentes tâches qu’elle pourrait devoir accomplir à la cuisine, la travailleuse a fourni ses disponibilités pour aider, peu importe la raison. Elle a été appelée à deux reprises jusqu’à maintenant pour des remplacements sans lien avec la pandémie. « J’avais tellement aimé ça que ça ne me tentait pas d’être juste pour l’équipe COVID. »

Marie-Christine Breault affirme avoir été agréablement surprise de l’organisation de la cuisine de l’hôpital. Son initiation lui a permis de se familiariser avec la préparation des portions, le lavage de la vaisselle, le transport des « guenilles » et autres à la buanderie et les produits ménagers utilisés pour différentes applications.

« Va te mettre dans les chaussures du monde qui travaille dans les cuisines et après tu auras le droit de chialer. On ne s’en rend pas compte quand on ne le vit pas. L’expérience permet de découvrir et comprendre la réalité de pourquoi c’est long, pourquoi c’est froid, pourquoi ci, pourquoi ça », conclut-elle.

À la santé publique

Depuis environ un mois et demi et jusqu’à huit heures par semaine de soir ou de fin de semaine, Marie-Ève Joncas comble des besoins du côté de la santé publique. Elle œuvre à la gestion des cas positifs de COVID-19 et de leurs contacts étroits en isolement.

« On s’assure que tout va bien, on fait des suivis téléphoniques, on répond à leurs questions », explique la travailleuse sociale qui, dans son quotidien au travail, fait de l’accueil psychosocial. Si elle a choisi d’offrir du temps en santé publique, c’est que ça se rapprochait de sa formation.

Marie-Ève Joncas adore l’expérience et se dit bien supportée. « Les filles de la santé publique, le personnel qui est déjà là, il travaille vraiment fort. Moi, je leur lève mon chapeau. Ils ont bien monté ça. On a des outils. Ils sont disponibles quand on a des questions. »

Enfin, des nombreux interlocuteurs à qui elle a parlé au bout du fil, la travailleuse sociale retient leur niveau élevé « d’inquiétude et d’insécurité de se faire mettre 14 jours en isolement ou de se faire dire qu’ils ont été en contact avec un cas positif de la COVID ».

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