Magimuse exporte ses « sacs d’école » au Cameroun

Magimuse exporte ses « sacs d’école » au Cameroun

Sophie Girard et Lucie Vaillancourt, du CPE Magimuse, entourent Frankline Assouho, dont le pays d’origine, le Cameroun, a été choisi pour l’envoi du matériel éducatif devenu excédentaire. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Il y aura bientôt un peu du centre de la petite enfance Magimuse dans divers milieux au Cameroun puisque 150 exemplaires excédentaires d’un outil pédagogique y seront bientôt acheminés.

En effet, une deuxième vie sera donnée à ce matériel connu sous le nom de Sac d’école et destiné, en 2004, à accompagner les parents dans les apprentissages de leur enfant avant leur entrée à la maternelle.

En 2004, le Forum jeunesse Côte-Nord et le Comité RAP Côte-Nord en avaient financé l’élaboration de 1 000 exemplaires, mais 150 s’étaient retrouvées entreposées au bureau coordonnateur de Magimuse.

Dix ans plus tard, le matériel a été bonifié et mis au goût du jour, grâce à une équipe de consultants en évaluation rattachée à l’Université du Québec à Rimouski. Il restait toujours les « anciens » sacs d’école entreposés.

À son arrivée dans l’équipe du bureau coordonnateur, Sophie Girard a été surprise de découvrir ces outils pédagogiques inutilisés. « Je me suis dit : il faut réutiliser ce beau matériel pédagogique et en faire profiter des familles. Il faut donner une deuxième vie à ces sacs d’école », explique-t-elle.

La langue
Des démarches ont été entreprises afin de trouver en quelque sorte une terre d’accueil au matériel, un pays où il pourrait retrouver son utilité.

Le choix d’un pays où la langue maternelle est le français s’est imposé de lui-même.

Par l’entremise de DEPUIS inc., une firme de Baie-Comeau spécialisée dans la réduction, le réemploi, le recyclage et la valorisation des résidus, et de sa patronne, Frankline Assouho, elle-même d’origine camerounaise, les 150 « sacs d’école » se retrouveront bientôt en Afrique centrale.

Mme Assouho assure que le matériel aidera vraiment les enfants du Cameroun. « Dans mon pays d’origine, ces documents plastifiés éducatifs seront utilisés à différents niveaux puisque les classes de prématernelle n’existent pas. Les enfants apprennent selon leur propre rythme », confie-t-elle en conclusion.

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