Mason Graphite : le coût du projet en hausse

Mason Graphite : le coût du projet en hausse

Mason Graphite a déjà amorcé le déboisement de son site de la mine du lac Guéret. Photo Mason Graphite

Baie-Comeau – Mason Graphite vient de publier la mise à jour de son étude de faisabilité et de l’analyse économique de sa mine de graphite du lac Guéret et de son éventuelle usine de traitement de Baie-Comeau. S’il faut en croire les chiffres publiés, le projet serait encore bien rentable, même s’il en coûtera plus cher pour le réaliser.

« On croit évidemment que le projet est toujours pertinent », a confié le vice-président exécutif et chef de la direction financière de l’entreprise, Luc Veilleux. « Comme on cogne présentement à plusieurs portes pour finaliser notre financement, on avait besoin des données les plus récentes, d’où cette mise à jour de l’étude de faisabilité, qui date de 2015. »

Mason a déjà entrepris le déboisement du site de la mine, située à environ 300 kilomètres au nord de Baie-Comeau, et cette étape devrait se terminer dans les prochains jours. La compagnie a aussi complété autour de 60 % des travaux d’ingénierie détaillée du projet, a assuré M. Veilleux.

La mise à jour démontre également la rentabilité du projet. Dans l’état actuel des choses, le prix de vente moyen d’un tonne de concentré de graphite est de 1 933 $, alors que le coût de production moyen de cette même tonne chez Mason serait de 484 $. On prévoit produire autour de 50 000 tonnes de concentré par année.

« Il y a quand même une bonne marge entre le prix de vente et les coûts de production », a lancé M. Veilleux lorsqu’interrogé sur la viabilité du projet advenant une chute du marché du graphite.

« On ne voit pas de pression à la baisse sur les prix. La demande est forte et il n’y a pas de nouvelle offre sur le marché », a-t-il ajouté en rappelant que la croissance du marché des batteries lithium-ion et, par la bande, celui des véhicules électriques, est plus que prometteur pour l’entreprise.

Coût du projet en hausse

La mise à jour de l’étude de faisabilité démontre aussi que le coût du projet a grimpé, passant de 200 à 258 M$. Luc Veilleux impute en grande partie cette hausse à l’inflation. Quant aux coûts annuels d’opération, ils sont estimés à 25,1 M$, dont 12,4 M$ pour les opérations du concentrateur de Baie-Comeau et 7,5 M$ pour le transport du minerai.

Cette mise à jour a également révélé que les ressources de la mine sont toujours estimées à 65,5 millions de tonnes, avec une teneur moyenne en graphite de 17,2 %.

Les efforts des dirigeants sont présentement concentrés sur la recherche de financement. Si cette étape fonctionne comme prévu, la construction du concentrateur de Baie-Comeau débuterait au début du printemps 2019, mais cette date n’est pas coulée dans le béton car « on est tributaires du financement », a conclu Luc Veilleux.

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