Des courtepointes pour réchauffer les sans-abri

Des courtepointes pour réchauffer les sans-abri

Une courtepointe géante a été fabriquée par des usagers de l’Unité Domrémy à partir de carrés de tricot fournis par des organismes du milieu. Elle a été utilisée pour la première fois, vendredi, lors de la Nuit des sans-abri. Photo Le Manic

Baie-Comeau – L’itinérance est un phénomène qui interpelle l’Unité Domrémy. Son projet des derniers mois pour la réalisation de la courtepointe géante inaugurée lors de la Nuit des sans-abri, vendredi, a fait des petits et permis la distribution d’une dizaine de courtepointes à autant de personnes sans domicile fixe dans la Manicouagan.

Des bénévoles issues du Cercle des Fermières de Baie-Comeau – Marquette, du Château Baie-Comeau et du Centre de femmes L’Étincelle de Baie-Comeau ont fourni à l’Unité Domrémy une multitude de carrés de tricot destinés à la fabrication d’une courtepointe géante.

Des usagers de l’organisme communautaire ont confectionné la couverture, sous la supervision d’intervenants et de bénévoles. « Un peu tout le monde a mis la main à la pâte. Tout le monde a participé à la hauteur de ce qu’il était capable de faire », souligne l’intervenante Stéphanie Gagnon.

La courtepointe a permis de réchauffer des gens, vendredi, lors de la Nuit des sans-abri au parc de la rue De Puyjalon. Tous les ans, elle sera ressortie pour l’événement.

Plusieurs couvertures

L’idée de départ de l’Unité Domrémy aura cependant permis de fournir un peu de chaleur à plusieurs itinérants sur une base plus régulière.

En effet, en plus de carrés de tricot, les Fermières ont offert deux couvertures tissées afin d’en faire profiter des gens sans-abri. De plus, informé de l’initiative de l’organisme baie-comois, le Centre de femmes Aux 4 vents de Sept-Îles a aussi fourni plusieurs courtepointes qu’il avait en réserve.

Stéphanie Gagnon explique que l’absence de la Nuit des sans-abri à Sept-Îles l’a incité à en faire profiter des gens à Baie-Comeau. La distribution des couvertures s’est effectuée par l’entremise des travailleurs de rues, qui connaissent bien les gens sans domicile fixe.