Un premier auteur nord-côtier publié dans Le passeur

Par 12:00 AM - 24 avril 2013
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Baie-Comeau – Alors qu’une nouvelle plate-forme sur Internet, la revue Le passeur de la Fédération québécoise du loisir littéraire (FQLL), vient d’apparaître, le Baie-Comois Paul Parent a profité de l’occasion pour faire publier un texte dans le premier numéro, paru le 31 mars.

Julie-Andrée Verville

Pour Paul Parent, nouvellement initié à l’écriture littéraire, la publication dans la revue de son texte La ville de tous les possibles, qui constitue d’ailleurs sa première micro-nouvelle publiée à vie, est une belle surprise. «La directrice du Camp littéraire de Baie-Comeau (CLBC) m’a dit que mon texte pourrait être proposé. J’ai dit O.K., mais je n’avais aucune attente, et finalement, j’ai été retenu», mentionne M. Parent. Un peu avant cela, le plus récent numéro de la revue Littoral du Groupe de recherche sur l’écriture nord-côtière (Grénoc) avait fait paraître l’un de ses haïkus, développé lors d’une des rencontres avec le Groupe Haïku de Baie-Comeau.

Sans avoir pour objectif d’être édité quand il écrit, Paul Parent apprécie ces deux reconnaissances, particulièrement la dernière parution. «Ça veut dire que mon texte peut être touchant et rejoindre d’autres personnes que moi. J’aime la micro-nouvelle, qui laisse la place au lecteur de s’approprier le texte», considère-t-il. L’écrivain, qui a amorcé l’écriture littéraire l’an dernier, avait longtemps rédigé des textes dans un cadre professionnel, mais cette initiation à la création est toute récente et pourrait donner naissance à d’autres projets, encore embryonnaires. «J’ai le goût de continuer dans cette ligne. Je m’amuse, alors que je suis à la retraite et que j’ai plus de temps», soutient M. Parent.

C’est aussi grâce au Camp littéraire que Paul Parent a pu et peut encore développer l’écriture. En groupe, lui et d’autres participants peuvent travailler ensemble à peaufiner les textes soumis par chacun. C’est en quelque sorte une création évolutive. «C’est l’un des seuls organismes du genre dans la province où le travail sur les textes se fait ensemble. Il y a une place pour la critique constructive. C’est une bonne façon d’apprendre. Seul, on pense que nos textes peuvent être bons, mais avec les autres, on profite de leur expérience et c’est très enrichissant», tient à souligner Paul Parent.

La revue

Le CLBC étant membre de la FQLL, les textes créés lors des ateliers d’écritures, offerts ponctuellement durant l’année, pourront être publiés dans la nouvelle revue, qui sortira trois fois par an. Les numéros seront mis en ligne à la fin mars, pour l’édition du printemps, en août pour celle de l’automne, et en décembre pour la parution de l’hiver.

Les deux prochains numéros de la revue Le passeur devraient publier chacun un auteur de la Côte-Nord. «Ça ouvre une belle porte à nos gens, d’autant plus que la Fédération, c’est une institution importante. Il y a aussi l’avantage pour les participants aux ateliers du Camp littéraire de se frotter aux auteurs d’autres régions et de s’habituer aux réalités du milieu de l’édition», soutient la coordonnatrice du CLBC, Louise St-Pierre.

La revue virtuelle est disponible au www.fqll.ca. Trois sections sont toujours présentes, soit les carnets d’écriture pour des textes inédits en tous genres, les livres ouverts pour la présentation des publications de ses membres, comprenant la couverture, un extrait, des notes sur l’auteur et la référence pour l’achat, et, finalement, les mots croisés pour un divertissement à thématique littéraire.

 

Photo : Le Baie-Comois Paul Parent est le premier auteur de la Côte-Nord à voir l’un de ses textes publié dans la nouvelle revue virtuelle Le passeur de la Fédération québécoise du loisir littéraire. (CLBC)

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