Pointe-Lebel obtient 25 000 $ pour l’enrochement de sa plage

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 17 Décembre 2015
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Baie-Comeau – Le maire de Pointe-Lebel, Normand Morin, est heureux. Cinq ans presque jour pour jour après les grandes marées qui avaient sérieusement endommagé l’enrochement de la plage de la rue Chouinard, il vient d’obtenir la confirmation d’une aide financière de 25 000 $ du ministère de la Sécurité publique pour réparer les bris.

Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis la tempête de décembre 2010, dont les ravages avaient été énormes pour plusieurs municipalités côtières. Le ministère a alors mis en place un programme d’aide financière spécifique. Pointe-Lebel a obtenu une somme de 28 000 $ en 2011. Une petite partie de l’enveloppe a permis de réparer la promenade de la rue Chouinard et le reste est allé à des études, au grand dam du maire Normand Morin.

Au lieu d’être injecté directement à la réparation de l’enrochement entourant la plage, l’argent a servi à la réalisation de deux études exigées par le ministère pour trouver la meilleure option possible pour intervenir afin de protéger à long terme la rue Chouinard et les résidences qui s’y trouvent, explique M. Morin.

Un expert a proposé un nouvel enrochement qui aurait créé un mur d’une hauteur de trois mètres à partir de la rue. Le coût : 3,2 M$. La deuxième étude a préconisé un rechargement de sable, comme cela s’est fait du côté de Sainte-Luce-sur-mer. Le coût : 4 M$. «L’expert nous a dit que c’est ça qu’il nous fallait. C’était vu comme une méthode douce plutôt que dure», ajoute l’élu.

Coup de théâtre

Or, à la fin de novembre, coup de théâtre! Un fonctionnaire informe la municipalité que le ministère investit pour protéger les routes principales, mais pas les routes secondaires telles que la rue Chouinard. Il n’intervient qu’en cas de force majeure.

Plus que déçu de la tournure des événements et des vains efforts des dernières années, le maire Morin avertit alors le fonctionnaire en question que sa municipalité réparera elle-même l’enrochement brisé afin de protéger ses citoyens, et ce, que ce soit avec l’accord ou non du ministère. Il déplore le fait que l’argent obtenu en 2011 ait principalement servi à des études plutôt qu’à solidifier l’enrochement

Or, au début de la semaine dernière, le ministère s’est ravisé. Le maire a appris que sa municipalité allait bénéficier d’un montant de 25 000 $ pour procéder aux travaux, selon les modalités du programme d’aide financière spécifique mis en place à la suite des grandes marées de décembre 2010. Dans les faits, la presque totalité des frais engagés sera remboursée.

Même si les délais sont extrêmement courts, Pointe-Lebel pourra réaliser les travaux de réparation d’ici la fin de décembre, comme l’exigeait le ministère. En raison du coût du projet, elle n’a pas à aller en appel d’offres.

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