La Côte-Nord travaille pour le mieux-être de ses aînés

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 17 mars 2016
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Baie-Comeau – La Table régionale de concertation des aînés de la Côte-Nord est au travail afin d’améliorer les conditions de vie de ses aînés. Depuis les assises d’octobre dernier, tenues sur le thème « Pour bien vivre et vieillir chez soi », une vaste mobilisation de tous les acteurs concernés s’orchestre.

« Le but de tout ça, c’est de s’organiser pour qu’on puisse vivre chez nous, si ce n’est pas dans sa résidence, dans leur communauté, à tout le moins », explique Jude Brousseau, coordonnateur de l’organisme. L’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l’Université Laval collabore au mouvement régional.

On peut vouloir vieillir chez soi, mais parfois, il faut plus que de la volonté, il faut de l’aide. Des organismes existent pour apporter le coup de main qui peut faire la différence, mais pas partout sur la Côte-Nord. Dans la grande région de Baie-Comeau, le Centre de bénévolat Manicouagan et la Coopérative Aspire-Tout en sont des exemples. Leur clientèle est constituée en bonne partie de personnes âgées.

Comme le souligne M. Brousseau, avoir le loisir de vieillir dans sa communauté permet de préserver un réseau d’entraide. Un ami viendra peut-être déblayer la cour au lendemain d’une tempête de neige.

Un voisin jettera peut-être un regard par la fenêtre pour s’assurer que tout va bien.

Alliance future

La mobilisation en cours débouchera sur une alliance formelle avec des engagements fermes des parties impliquées.

« On souhaite créer une espèce de mouvement à l’échelle de la Côte-Nord, dans les MRC. Les acteurs vont s’entendre sur des initiatives et des choses à faire pour améliorer les conditions de vie des aînés », poursuit le coordonnateur. Ce mouvement vient en soutien, d’une certaine façon, aux municipalités qui ont adhéré au programme Municipalités amies des aînés (MADA).

Les travaux destinés à dresser des portraits de la réalité des conditions de vie des aînés par municipalité et par MRC se poursuivent à partir de 57 indicateurs. « Ces portraits-là, dans trois, quatre ou cinq ans, on va être en mesure de les reprendre et voir l’effet de nos actions », poursuit M. Brousseau.

La démarche en cours s’accentuera à compter du mois prochain. « On veut rencontrer les MRC et les CISSS, entre autres, afin de les inviter à s’associer à cette alliance-là et à inscrire une ou deux actions », précise le coordonnateur, tout en rappelant que le projet connaîtra son aboutissement en octobre prochain lors d’un grand rendez-vous régional qui se tiendra à Sept-Îles.

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