Une crise cardiaque emporte l’entrepreneur Michel Miller

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 10 mai 2016
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Baie-Comeau – Baie-Comeau vient de perdre l’un de ses grands entrepreneurs avec le décès subit de Michel Miller, propriétaire de l’entreprise qui porte son nom.

M. Miller a été foudroyé par une crise cardiaque, dimanche, à l’âge de 66 ans. Il n’avait pas de problème cardiaque connu, selon sa fille Sonia. « Il n’a jamais été malade », a-t-elle confié.

Comme il ne se sentait pas bien pendant la journée de dimanche, l’homme a décidé d’aller consulter. Il était sur la route en direction de l’hôpital avec sa femme quand le drame est survenu.

Depuis 1971

L’homme d’affaires s’est lancé à son compte en 1971. Il œuvrait alors dans le domaine de l’excavation et du terrassement dans le secteur résidentiel. Au fil des ans, son entreprise a pris de l’expansion.

Dans les années 80, il a notamment obtenu ses premiers contrats dans le secteur industriel en participant aux deux phases d’agrandissement de l’aluminerie de la Société canadienne de métaux Reynolds, aujourd’hui Alcoa.

Michel Miller inc. a poursuivi son développement au gré d’importants contrats réalisés pour la Ville de Baie-Comeau, le ministère des Transports du Québec et Hydro-Québec, entre autres. Pour la société d’État, il a travaillé aux projets de construction de routes pour la centrale hydroélectrique Sainte-Marguerite-2 et la centrale Toulnustouc.

Outre la construction de routes, l’entreprise Michel Miller inc. œuvre dans le concassage et dans le pavage. Elle donne de l’emploi à une quarantaine de personnes.

Un acteur économique

Directeur du développement et des relations avec le milieu à la Société d’expansion de Baie-Comeau, mais auparavant directeur des travaux publics et directeur général de la Ville de Baie-Comeau, Paul Joncas a bien connu Michel Miller. « C’était quelqu’un de prospère et capable de faire avancer ses projets. On perd un élément important de l’activité économique à Baie-Comeau », assure-t-il.

M. Joncas gardera du disparu le souvenir d’un homme qui sortait des sentiers battus parmi les entrepreneurs en construction. Il rappelle son rôle de précurseur dans le domaine de l’environnement avec l’obtention des premiers contrats pour l’opération d’un centre de tri à Baie-Comeau.

Michel Miller pouvait être dur en affaires, avoue M. Joncas. « Mais quand c’était réglé, c’était réglé », poursuit celui qui aura 65 ans bientôt. Voir partir quelqu’un de son âge ou presque, ça fait réfléchir, admet-il.

Un grand cœur

« C’était un bon gars et un visionnaire. Il avait du caractère et il pouvait être dur, mais c’était quelqu’un de loyal qui avait un grand cœur. C’était quelqu’un de reconnaissant », affirme Marcel Roy, un menuisier qui voit partir subitement son patron des 27 dernières années.

M. Roy était sous le choc, lundi matin, en apprenant la nouvelle, en se présentant à un rendez-vous que lui avait fixé le disparu afin de discuter de son retour au travail après un congé de maladie. « Je suis descendu de Québec hier (dimanche) pour venir le rencontrer. C’est Boby qui m’a appris son décès », souligne-t-il, la voix toujours chargée d’émotion dans le milieu de l’après-midi de lundi.

Michel Miller laisse dans le deuil son épouse Claire Paquet, ses enfants Boby et Sonia, et ses six petits-enfants. Ses funérailles seront célébrées le jeudi 12 mai, à 14 h, en la cathédrale Saint-Jean-Eudes. Le salon de la Coopérative funéraire Haute-Côte-Nord-Manicouagan du boulevard Blanche ouvrira ses portes aujourd’hui (11 mai) en après-midi et en soirée ainsi que demain, jour des funérailles, à compter de 11 h.

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