Les Assises 2016 de la LHJMQ marqueront les annales

Par Sandro Célant 12:00 AM - 07 juin 2016
Temps de lecture :

Baie-Comeau – Une chose est sûre : Les Assises 2016 marqueront les annales du Drakkar et de la Ligue de hockey Junior majeur du Québec.

Les derniers jours ont été très animés dans la municipalité de Charlottetown. Il s’est dit et écrit beaucoup de choses durant cette semaine intense, qui s’est soldée par un scénario hors de l’ordinaire durant la traditionnelle Séance de sélection.

Présentée en direct sur les ondes de TVA Sports, la première ronde du repêchage a donné droit à une multitude de rebondissements et, à ce chapitre, il faut dire que l’organisation du Drakkar a joué un rôle de premier plan par l’intermédiaire de son directeur-gérant Steve Ahern.

Ce dernier y est allé de plusieurs coups d’éclat pour chambarder le déroulement du repêchage et sa stratégie a finalement rapporté gros quand il a réussi à sélectionner pas moins de quatre excellents prospects au cours de cette ronde nitiale.

Médias sociaux

Bénéficiant de la deuxième sélection au total, Ahern savait qu’il serait difficile de sélectionner le meilleur espoir de la cuvée, l’attaquant Benoît-Olivier Groulx des Intrépides de Gatineau.

Semé deuxième dans la liste émise par la Centrale de recrutement, le défenseur Jared McIsaac n’a pas tardé à mettre du piquant aux Assises quand il a déclaré qu’il refuserait de se rapporter à Baie-Comeau et qu’il préférerait évoluer dans un autre circuit plutôt que de débarquer sur la Côte-Nord.

Cette maladresse du défenseur néo-écossais n’a pas tardé à faire boule de neige auprès des différents médias sociaux, qui se sont enflammés pendant les journées précédant le repêchage. Les opinions, dont plusieurs émises par les anciens joueurs du Drakkar, ont été nombreuses et pas nécessairement positives pour le clan McIsaac.

Comme la saga « Nathan-McKinnon » vécue en 2011, le débat du hockeyeur anglophone versus les petits marchés est revenu à la surface et il n’en fallait pas plus pour donner du piquant à une séance de sélection très attendue.

Proactif

Interrogé sur ce fameux dilemme déplorable, le commissaire Gilles Courteau a reconnu que la situation était décevante pour les organisations concernées, mais s’en est de nouveau remis à la réglementation établie (un choix de 1re ronde supplémentaire si un joueur refuse de se rapporter à la table de l’équipe) pour statuer sa position.

Du côté du Drakkar, on a décidé de se montrer proactif plutôt que passif et le DG a décidé de passer à l’action pour soutirer le maximum pour un joueur gâté qui, de toute évidence, ne voulait pas venir jouer dans sa cour.

Conscient que les Mooseheads souhaitaient réaliser un coup double pour retenir les services de Groulx et McIsaac, Ahern a n égocié le gros prix pour céder la 2e sélection. Le suspense s’est échelonné jusqu’au bout et a fini par rapporter les dividendes espérés.

En obtenant trois choix de première ronde (dont un en 2017) et un de deuxième tour pour McIsaac, le Drakkar s’est donné de grosses cartes pour manœuvrer et mettre à exécution un plan bien monté pour accélérer le processus de reconstruction de l’équipe.

Cette audace du clan nord-côtier a suscité l’admiration sur le parquet tout en procurant un nouveau souffle aux dirigeants locaux, qui voient en cette cuvée et celle prévue en 2017 l’occasion parfaite de remettre le navire dans le droit chemin.

En terminant, un petit mot pour aviser les amateurs que Jared McIsaac et les Mooseheads d’Halifax seront en visite au centre Henry-Leonard, le 3 décembre prochain.

Partager cet article