Optilab, c’est non sur la Côte-Nord, répètent les technologistes

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 03 novembre 2016
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Les technologistes médicales ont formé une chaine humaine devant l’Hôpital Le Royer mardi midi. Photo courtoisie

Baie-Comeau –  Les 25 technologistes médicales de l’Hôpital Le Royer à Baie-Comeau ont joint leur voix à celle de leurs collègues membres de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), jeudi, pour dénoncer le projet Optilab et le fait d’être tenu complètement à l’écart de sa mise en œuvre par le ministre Gaétan Barrette.

L’APTS anticipe qu’Optilab entraine une diminution de 20 % des heures travaillées par les 82 technologistes sur la Côte-Nord, en raison du transfert de 70 % des analyses vers le Saguenay. La diminution des heures travaillées va faire plus mal dans la région en raison de la petitesse des équipes en place.

« Nous souhaitons que les technologistes médicales soient consultées, car cette réforme n’a pas sa place », insiste le répondant politique de l’APTS, Sylvain Sirois, rappelant l’absence d’économies envisagées en région.

« On est l’endroit où les distances sont les plus grandes », note encore Sylvain Sirois, en précisant que des échantillons devront parcourir parfois 500 km, 700 km et même 1 000 km pour se rendre à destination. Qui dit longues distances, dit également risques plus grands d’erreurs et de pertes d’échantillons.

Encore récemment, une boite contenant quatre prélèvements à analyser a quitté Baie-Comeau vers l’hôpital de Rimouski, mais est revenue à l’expéditeur avec les quatre prélèvements non traités. Le patient a dû reprendre le processus. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une histoire de ce genre ne survienne, selon le représentant politique.

Au rythme où vont les choses, une partie des technologistes médicales se recycleront dans l’emballage puisque partie de leur travail sera de préparer les boîtes contenant les prélèvements à être analysés ailleurs. « On va être rendus expert dans l’emballage », lance avec ironie Luc Verreault, cytologiste à l’hôpital de Baie-Comeau.

Plus de détails dans la version papier.

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