Un premier centre de données à Baie-Comeau

Par Steeve Paradis 12:00 AM - 12 avril 2018
Temps de lecture :

François Corriveau et Yves Montigny de la Ville de Baie-Comeau, avec Daniel Rafuse et Vladimir Plessovskikh de GPU.ONE, lors de la conclusion de l’entente entre les deux parties mardi. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Les démarches du maire Yves Montigny pour attirer des entreprises de la nouvelle technologie à Baie-Comeau donnent un premier fruit. Comme l’avait révélé Le Manic il y a quelques semaines, un promoteur a acquis l’immeuble du 8, William-Dobell pour y créer un centre de données.

Cette entreprise, GPU.ONE, a donné toutes les garanties financières nécessaires pour démarrer ce projet d’hébergement de données et d’imagerie médicale, a assuré le maire, affirmant qu’une « nouvelle vague s’amorçait à Baie-Comeau » et que GPU.ONE ne faisait pas dans la cryptomonnaie.

Pour l’instant, GPU.ONE consommera moins de cinq mégawatts (MW) pour son projet, question de ne pas heurter de front le gouvernement du Québec, qui a imposé un moratoire sur tout projet énergivore émanant de la nouvelle technologie. Baie-Comeau aura accès bientôt à une quantité de 15 MW supplémentaires pour le poste Bégin, mais on n’en est pas encore là.

« Entre zéro et quatre point quelque chose mégawatts, ce sont des paramètres dans lesquels on peut travailler » sans demander la permission d’Hydro-Québec, d’ajouter M. Montigny, qui parle d’une « première phase » en ce qui concerne le projet de GPU.ONE et qui estime qu’une fois le moratoire levé, l’entreprise sera prête à acquérir les 10 MW supplémentaires afin d’arriver à 15 MW.

Si le projet prend toute l’expansion prévue, le maire a évoqué la création de 25 à 50 emplois, répartie sur plusieurs phases.

Une file d’attente

Afin de bien imager l’engouement que les entreprises de la nouvelle technologie éprouveraient pour Baie-Comeau et surtout son énergie, Yves Montigny a fait valoir que les prétendants étaient plus que nombreux pour l’éventuel futur parc technologique de la municipalité.

« C’est comme si on avait une file d’attente à la porte de l’hôtel de ville. La journée où (le moratoire) va être levé, on débarre la porte et ils vont tous entrer, un peu comme s’il y avait un spectacle », a-t-il imagé.

Plus de détails dans la version papier

Partager cet article