Jardin ruisseau Bois-Joli de Sept-Îles – Vers un premier jardin botanique en région?

Par Jean-Christophe Beaulieu 12:00 AM - 16 septembre 2018
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Les roches du jardin japonais pèsent jusqu’à dix tonnes. Photo courtoisie

Les roches du jardin japonais pèsent jusqu’à dix tonnes. Photo courtoisie

Sept-Îles – Le Jardin communautaire Ruisseau Bois-Joli de Sept-Îles envisage de devenir le premier jardin botanique sur la Côte-Nord. D’ici là, l’équipe est en train d’entreprendre des travaux d’envergure pour aménager un jardin japonais. Une fois réalisé, il deviendrait l’attrait principal des lieux.

Le Jardin communautaire Ruisseau Bois-Joli entame son plus gros projet à ce jour, soit la réalisation d’un jardin japonais. Pour ce faire, les employés se sont rendus en juin dernier au Jardin botanique de Montréal afin d’en apprendre plus sur l’esprit et les éléments d’un tel aménagement.

« Ce n’est pas un lieu de collection de plantes du Japon, mais plutôt un endroit qui amène à la méditation, la réflexion et la relaxation. C’est l’ambiance qui le définit, ce qu’on y ressent », explique la directrice du jardin communautaire, Marie-Ève Desrosiers.

Considéré comme un jardin « de prestige », il mettra davantage de l’avant les roches et l’eau que les plantes. La première étape de la réalisation s’est d’ailleurs déroulée le 30 août dernier, avec l’installation des énormes pierres d’anorthosite pesant chacune entre deux et dix tonnes. Au final, c’est un projet de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

« Ça devrait être terminé d’ici trois à cinq ans, selon le financement. On en est à chercher d’autres sources de revenus pour l’instant, un partenaire privé peut-être », laisse entendre Marie-Ève Desrosiers.

Vers un jardin botanique
Mme Desrosiers affirme que d’être reconnu comme un jardin botanique faciliterait par ailleurs les démarches de recherche de financement. Il manque bien peu de choses au Jardin communautaire Ruisseau Bois-Joli pour devenir un jardin botanique.

« Il nous manque seulement une salle de bain sur le site, pour que l’on puisse être reconnu comme tel. Il faudrait un peu de financement supplémentaire de la municipalité pour y arriver, mais aussi, que la commission scolaire libère une partie du terrain adjacent au jardin. Ce n’est qu’une salle de bain, mais c’est assez complexe en fait. »

La visibilité touristique pourrait être considérable convient la directrice, qui dit viser à faire des lieux le jardin botanique de la Côte-Nord.

« On serait inclus dans le grand livre des jardins botaniques, tous les horticulteurs et amateurs se réfèrent à ça. Le jardin japonais pourrait être un bel ajout en ce sens, puisqu’il n’y en a pas d’autres à l’est de Québec », affirme-t-elle.

Les démarches devraient avancer d’ici trois ans. À plus court terme, le jardin fera partie du circuit des croisiéristes cet automne, pour la première fois.

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