Sonia Boudreau vit à fond La Virée rose

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Par Charlotte Paquet
Sonia Boudreau vit à fond La Virée rose
Au cours de ses nombreuses marches, Sonia Boudreau s’arrête souvent pour faire un peu d’exercice à l’aide des appareils extérieurs disponibles dans son village de Portneuf-sur-Mer. Photo courtoisie

Baie-Comeau – La Virée rose de la Fondation du cancer du sein du Québec bat son plein depuis le 1er mai. Jusqu’au 29 septembre, les gens de toutes les régions du Québec sont conviés à vivre cette frénésie autour des saines habitudes de vie et du financement pour la cause. Sur la Côte-Nord, Sonia Boudreau fait partie de l’aventure.

Lancée l’an dernier, La Virée rose se décrit comme un mouvement collectif, sportif et de collecte de dons. Elle représente la plus importante activité de financement de la Fondation du cancer du sein du Québec.

L’an dernier, les 800 participants ont permis de récolter 106 000 $. À ce jour, 400 personnes sont inscrites pour la deuxième édition, dont une dizaine sur la Côte-Nord. L’objectif de financement est de plus de 260 000 $. Les participants sont conviés à accumuler les kilomètres par différents moyens, mais aussi à collecter des fonds.

Âgée de 59 ans et de retour en Haute-Côte-Nord depuis 2017 après une absence de 40 ans, Mme Boudreau s’est fait offrir une inscription à l’événement par sa fille à la fête des Mères. « Quelle belle idée et quel beau cadeau. Je ne veux pas la décevoir », commente-t-elle.

Catégorie des 500 kilomètres

Elle est inscrite dans la catégorie des 500 kilomètres. Les quatre distances possibles varient de 75 à 1000. La dame accumule ses kilomètres à la marche principalement, même si certaines de ses activités quotidiennes correspondent également à une équivalence en kilomètres.

« Je faisais déjà des marches avant, mais là, je marque mes kilomètres », raconte celle qui s’en donne à cœur joie sur la piste cyclable de Portneuf-sur-Mer. Ses sorties sont toujours d’au moins 5 km. À ce jour, elle dit avoir atteint près de 70 % de son objectif, qu’elle prévoit même dépasser d’ici la fin septembre.

« Le café, le matin, ça commence bien la journée. Mais revenir d’une marche, ça commence bien la journée aussi. Les gens qui font des marches, il n’y en a pas de mauvaise humeur », fait-elle remarquer avec entrain en parlant notamment des sourires et des salutations qui s’échangent.

La citoyenne voit dans La Virée rose une façon de plus de bouger pour mettre toutes les chances de son côté de vieillir en santé, et ce, tout en appuyant la cause du cancer du sein. « C’est tellement une belle et une bonne cause », souligne-t-elle en remerciant le ciel de n’être pas touchée personnellement par cette maladie. « Je dis merci tout de suite, car rien n’est acquis », admet-elle.

Selon Sonia Boudreau, qui s’est libérée du tabagisme il y a 15 ans, sa grande fierté, la beauté de vieillir, c’est de ne pas sentir le poids des années. « Oui, je vais avoir 60 ans, mais je ne veux pas les sentir », insiste-t-elle.

Activités et cancer

À la Fondation du cancer du sein du Québec, Marie-Pier Cornellier, chargée de communication, rappelle l’ampleur des bienfaits de l’activité physique en période de traitement d’un cancer du sein.

La pratique d’à peine 20 minutes d’activité physique par jour, d’intensité moyenne à élevée, diminue le risque de récidive du cancer du sein jusqu’à 21 %.

Bouger permet aussi d’améliorer la survie liée à la maladie, de diminuer la fatigue et de permettre la gestion du poids. Il est également question d’une diminution du stress et de l’anxiété, de la réduction des effets secondaires des traitements et du maintien de la santé des os et de la masse musculaire.

Mme Cornellier souligne aussi que ce qu’il y a de bien avec La Virée rose (https://don.rubanrose.org/campagnes-de-financement/viree-rose-15),  c’est que peu importe où l’on habite au Québec, on peut y prendre part. Elle invite les Nord-Côtiers à embarquer dans l’aventure.

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