Students on ice marque Élodie, Isadora et Alexandre

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Par Charlotte Paquet
<i>Students on ice</i> marque Élodie, Isadora et Alexandre
Alexandre Vallée, Élodie Poirier et Isadora Lelièvre reviennent enchantés de l’expédition Students on ice, qui les ont menés au Groenland et au Nunavut. (Photo : courtoisie)

Baie-Comeau – Une expédition avec Students on ice ne laisse personne indifférent. Parlez-en à Élodie Poirier, Isadora Lelièvre et Alexandre Vallée, qui reviennent d’un séjour inoubliable de deux semaines en Arctique avec l’organisation internationale.

« Je reviens beaucoup plus sensibilisée au réchauffement climatique et je reviens avec une volonté de faire un changement, pas changer la planète, car toute seule, je ne serai pas capable, mais faire un changement dans ma communauté et sensibiliser les autres », assure Élodie, qui a raconté au Manic quelques pans du périple en compagnie d’Isadora.

Dans le cas de cette dernière, s’il y a quelque chose qu’elle retient, c’est l’importance des petits gestes au quotidien pour changer les choses au chapitre du réchauffement de la planète. « Il ne faut pas se décourager et voir juste le gros plan et dire que ça ne marcherait pas », martèle-t-elle.

Les deux jeunes femmes et leur ami Alexandre ont quitté Baie-Comeau le 23 juillet pour vivre l’aventure qui s’est terminée le 7 août. En compagnie de 130 étudiants provenant de 18 pays et d’une centaine de scientifiques, ils ont embarqué à bord du Ocean Endeavour, un bateau de croisière transformé en bateau d’expédition scientifique à l’occasion, pour partir à la découverte de réalités insoupçonnées.

C’est dans le cadre d’un cours de chimie qu’ils suivaient au cégep de Baie-Comeau lors de la dernière année scolaire que les jeunes gens, qui amorcent ces jours-ci leur deuxième année en sciences de la nature, ont eu la piqûre pour le programme Students on ice, auquel avaient participé de leurs amis en 2018. « On est sorti de là et on s’est dit Oh my god, il faut qu’on s’inscrive », raconte, en riant Isadora.

Des découvertes passionnantes et étonnantes, des panoramas époustouflants et des échanges intéressants avec d’autres jeunes et des spécialistes auront marqué leur aventure, rendue possible grâce au partenariat entre la Réserve mondiale de la biosphère Manicouagan-Uapishka et le Fonds Aluminerie de Baie-Comeau pour les collectivités durables.

Changements climatiques

Tout ce qui touche les changements climatiques interpellait déjà Élodie et elle a été comblée avec l’expédition. « C’est sûr que d’en apprendre plus, d’être sensibilisée et de le voir avec mes propres yeux, ça m’intéressait beaucoup », souligne celle qui a également profité de l’expérience pour voir et entendre ce que les communautés vivant en Arctique ont à dire, car, dit-elle, l’Arctique, c’est loin et souvent leur voix n’est pas entendue.

Isadora ajoute que les relations avec les autres jeunes et les scientifiques de l’expédition ont également été très enrichissantes.

Qu’ils se trouvent au Groenland ou au Nunavut, leurs deux territoires d’expérimentation, presque tous les jours, les participants quittaient le bateau, parfois pour des excursions en zodiac ou d’autres fois pour des sorties sur la terre ferme.

Élodie et Isadora se souviennent d’ailleurs d’une journée en particulier où personne n’a quitté le bateau. C’était lors de la traversée du détroit de Davis entre le Groenland et le Nunavut. Les conditions de navigation étaient très difficiles ce jour-là et plusieurs personnes à bord avaient été malades, se remémorent-elles en riant.

Diversité au menu

Les participants à Students on ice ont bien eu quelques présentations théoriques, mais ont participé aussi à plusieurs activités pratiques, notamment liées à la fonte des glaciers.

« Les activités, ça changeait beaucoup. Il y avait des activités plus artistiques et il y en avait aussi en rapport avec la culture inuite. Il y avait aussi des cercles de discussions », précise Isadora pendant que sa compagne d’aventure rappelle que les experts à bord du bateau couvraient diverses disciplines, comme les poissons, les plantes et les glaciers.

« On ne faisait jamais la même chose. Aucune de nos journées ne s’est vraiment ressemblée pendant toute l’expédition », note Élodie, qui s’est aussi dite surprise par la réalité de communautés visitées au Nunavut, notamment les prix des aliments, comme un contenant de jus d’orange à 23 $, et l’inaccessibilité des fruits et des légumes.

Les enfants aux vêtements troués et aux dents cariées ont ému la participante. « Veux, veux pas, ils font un peu pitié. Mais ils n’ont jamais arrêté de sourire. Ils sont tellement heureux. T’arrives là et t’as une vague d’amour », précise-t-elle.

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