Un requin maraîche s’échoue sur une batture

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Par Charlotte Paquet
Un requin maraîche s’échoue sur une batture
Le requin maraîche est mort sur une batture du secteur de Baie-Saint-Ludger. Photo Dary Durand

La découverte d’un requin vivant sur une batture du secteur de Baie-Saint-Ludger, à Pointe-aux-Outardes, a causé un certain émoi en début de semaine dernière. Quelques heures plus tard, l’immense poisson d’une longueur de 2,4 mètres (8 pieds) trépassait cependant.

L’événement est survenu dans l’avant-midi du 3 septembre. Une citoyenne du secteur a été la première à observer le requin maraîche, raconte Dary Durand, de Baie-Comeau. À titre de bénévole du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, il a été appelé à intervenir même s’il s’agissait cette fois-ci d’un poisson.

M. Durand affirme que l’époux de la dame et un autre homme ont tout tenté pour permettre au requin de retourner au large afin de survivre, mais en vain. « Quand je suis arrivé, il était mort », souligne celui qui s’est présenté en après-midi. Il s’est alors fait dire qu’une heure plus tôt, l’animal était toujours vivant.

« Probablement qu’il est entré sur la batture pour manger du poisson, mais s’est fait prendre par la marée descendante », avance le bénévole. Une fois sur place, M. Durand a procédé aux mêmes manœuvres de routine que dans le cas de la découverte d’une carcasse de béluga ou d’un autre mammifère marin. Il est notamment question de la prise de mesures ainsi que la détermination du sexe et des causes de l’échouage quand c’est possible.

M. Durand a également procédé à une biopsie en prélevant une petite partie du requin qu’il conserve précieusement dans son congélateur, au cas où le spécimen pourrait être intéressant pour les spécialistes.

Présent dans le fleuve

Le requin maraîche est une espèce présente dans le fleuve Saint-Laurent, confirme le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins.

D’après ce qu’on lui a raconté, « des témoins, aidés d’un garde-pêche du secteur, ont poussé le requin dans un chenal naturel d’eau plus profonde pour qu’il reste immergé, car la marée était descendante ». Ils espéraient ainsi qu’il survive jusqu’à la prochaine marée montante afin de repartir au large.

Le réseau précise ne pas avoir d’expertise en matière de requin, contrairement à Jeffrey Gallant, du Groupe d’étude sur les élasmobranches et le requin du Groeland, qui réalise des plongées dans le secteur de Baie-Comeau depuis 20 ans. Or, ce dernier a bel et bien indiqué que la carcasse est celle d’un requin maraîche, dont il parle comme d’un visiteur saisonnier dans le fleuve.

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