La Table des groupes populaires de la Côte-Nord sensible au réchauffement climatique

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Par Éric Martin
La Table des groupes populaires de la Côte-Nord sensible au réchauffement climatique
Le directeur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard, et la directrice de la TROVEP, Josée Harnois, font front commun en matière de changements climatiques.

À des fins d’éducation populaire, la Table des groupes populaires de la Côte-Nord a tenu mercredi et jeudi des ateliers à Baie-Comeau et à Sept-Îles autour des impacts du réchauffement climatique chez une population plus vulnérable. Près d’une trentaine de représentants d’organismes communautaires ont répondu à l’invitation.

Cet atelier interactif a été animé conjointement par le directeur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord, Michel Savard, et Josée Harnois, la directrice de la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP) de la Montérégie, qui dispose d’une expertise en matière d’environnement.

Loin de vouloir se faire alarmistes, les deux principaux intervenants considèrent qu’il est essentiel que des actions soient menées maintenant pour ralentir les effets des changements climatiques. Pour atteindre un tel objectif, il faut que la population et les organismes communautaires exercent de la pression auprès du gouvernement.

« Ici, les impacts sont un peu moins visibles. Il y a tout de même l’érosion des berges et les hivers qui s’allongent. Ce sont là des exemples concrets. De notre point de vue, les organismes communautaires se doivent de jouer un rôle. Il est urgent d’agir. On débute avec un travail d’éducation populaire », explique M. Savard.

Une vision partagée

Préoccupée également par la planète, Josée Harnois en arrive sensiblement aux mêmes conclusions.

« On constate l’état de la planète. On réalise que nous ne sommes pas à l’abri. Les catastrophes naturelles peuvent se manifester différemment. Puisqu’on défend les droits humains, on revendique une plus grande justice sociale. Ce qui nous inquiète surtout est le fait que la justice sociale rejoint la justice climatique et nous ne sommes pas égaux », affirme-t-elle.

Pour ce faire, un plan d’action en matière de changements climatiques se doit d’être mis en branle par le gouvernement le plus rapidement possible, ajoute Mme Harnois. « On vit sur la même planète. On voit déjà bien des impacts sur l’écosystème. Dans une région où vous vivez de la pêche et de la chasse, il y a de quoi sérieusement s’inquiéter. »

Des pistes de solution

Même si le réchauffement climatique est irréversible, cela implique tout de même de revoir l’économie pour s’attaquer à la problématique de surconsommation.

« L’électrification des transports demeure un enjeu. Pourtant, nous avons cette expertise. Pourquoi avons-nous peur d’aller de l’avant dans ce sens? », questionne Michel Savard. « Un train grande vitesse entre Québec et Montréal pourrait être une excellente initiative. Cependant, la volonté politique n’est pas au rendez-vous. »

Membre du Mouvement d’éducation populaire et d’action autonome du Québec, la Table régionale des groupes populaires de la Côte-Nord voit à sensibiliser la population sur divers enjeux de société. Elle agit en matière de défense des droits collectifs et peut, au besoin, mettre en place des actions pour exercer une pression sur l’appareil politique.

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