Les élus songent à une coopérative de transport aérien

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Par Nicolas Dupont
Les élus songent à une coopérative de transport aérien
L'aéroport de Sept-Îles.

Plusieurs élus songent de plus en plus à créer une coopérative de transport aérien pour desservir la Côte-Nord. Les horaires de vols inadéquats et surtout, les coûts prohibitifs des billets d’avion font penser à certains que la solution ne viendra pas du privé.

Le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, a évoqué l’idée d’une coopérative de transport aérien lors de la dernière séance du conseil municipal.

« Je vois toutes les subventions que le gouvernement donne pour les compagnies aériennes. Je serais curieux de voir la somme qui est donnée. Imaginez si on avait une entreprise à but non lucratif. Qu’est-ce que ça nous coûterait réellement? »

Cette réflexion faisait suite à une discussion entre M. Porlier et Air Canada concernant les horaires de vols. Il avait également trouvé, la journée même, un aller simple entre Sept-Îles et Québec à 1 600 $.

Les départs de Sept-Îles à 5 h du matin, et le retour de Québec à 15 h font en sorte d’allonger les séjours des Nord-Côtiers. Ce sont des coûts supplémentaires pour plusieurs organismes et compagnies.

Le préfet de la MRC de Minganie, Luc Noël, affirme que l’idée d’une coopérative de transport a également été évoquée avec les maires. « À un moment donné, il va falloir arrêter de se faire exploiter par ces voleurs », a-t-il lancé en parlant d’Air Canada.

« Ils se foutent complètement de nous. Ce sont des gros coûts pour nous. Les départs à 5 h du matin, ça n’a aucun bon sens. Soit on passe la nuit sur la route pour se rendre à Sept-Îles, soit on couche à Sept-Îles. »

De son côté, la députée de Duplessis, Lorraine Richard, affirme avoir abordé le sujet avec le ministre des Transports, François Bonnardel.

« Je lui ai dit que ce n’est pas les crédits d’impôt que le gouvernement donne ici et là qui font en sorte que le coût du billet baisse. Ça ne fait pas en sorte qu’on est mieux desservi et qu’on est capable de se fier à un transporteur. Pour ma part, je pense sincèrement que le gouvernement devrait subventionner un petit transporteur pour qu’on puisse avoir un service fiable et abordable », a affirmé Mme Richard.

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