L’expérience Rolodune ne semble pas concluante à Pointe-Lebel

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Par Charlotte Paquet
L’expérience Rolodune ne semble pas concluante à Pointe-Lebel
Lors de son lancement en juin 2017, tous les espoirs étaient permis pour le système expérimental Rolodune dans le secteur de Pointe-Paradis, à Pointe-Lebel. On aperçoit ici le maire Normand Morin et le concepteur du système, Laurie Gauthier.

Trois ans après son installation dans l’espoir de ralentir l’érosion des berges, le système expérimental Rolodune a été complètement démantelé ces dernières semaines dans le secteur de Pointe-Paradis, à Pointe-Lebel. Il n’a pas tenu ses promesses.

Il y a un peu plus d’un mois, les composantes ont été retirées du dernier des trois sites ciblés pour l’expérimentation. Dans le cas des deux autres, c’était déjà fait depuis l’an passé.

« Mon directeur aux opérations est allé faire une vérification des rolodunes avec des employés de la voirie. Tout était en train de partir à la flotte », explique le maire, Normand Morin.

On se souviendra qu’en juin 2017, M. Morin et l’architecte retraité et concepteur, Laurie Gauthier, avaient inauguré la mise en place du système. Il se composait principalement de gros tuyaux percés sur le dessus et installés sur la plage, avec un dépôt de sapins devant, soit entre l’eau et les tuyaux. Cela devait permettre de capter le sable à partir du vent, du courant et des vagues, avait expliqué M. Gauthier.

L’expérience, prévue pour durer quatre ans, faisait l’objet d’un suivi scientifique d’une équipe de chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), sous la responsabilité de Pascal Bernatchez, professeur et titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière.

Une déception

« C’est décevant pour tout le monde », poursuit M. Morin, en rappelant que les rolodunes auraient pu apporter une solution pour protéger les berges non seulement à Pointe-Lebel, mais dans d’autres municipalités de la Côte-Nord. « On aurait aimé que ça fonctionne après tout le travail qui a été mis en arrière de ça », souligne-t-il.

Cinq ans de démarches ont précédé l’installation du système en 2017. Le projet avait été rendu possible grâce à des investissements de près de 330 000 $ consentis principalement par la Société du Plan Nord et le ministère de la Sécurité publique, mais aussi par cinq MRC côtières de la région, l’UQAR et la municipalité de Pointe-Lebel.

Selon le maire, la formation de glace à l’intérieur des rolodunes aurait été problématique lors des grandes marées.

Le rapport scientifique de l’UQAR est attendu dans les prochains mois. Contacté par Le Manic, l’initiateur du projet, Laurie Gauthier, a dit préférer attendre le dépôt du rapport pour commenter.

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