COVID-19 : une nouvelle norme sociale à prévoir?

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Par Charlotte Paquet
COVID-19 : une nouvelle norme sociale à prévoir?
Le Dr Stéphane Trépanier souhaite que l’été permette aux gens de véritablement adopter une nouvelle norme sociale avec le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque.

Quatre mois après le début de la pandémie de COVID-19 au Québec, l’été s’est installé, les gens vivent davantage à l’extérieur et la circulation du virus s’estompe. Reste maintenant à espérer que les gens en profitent pour adopter les mesures préventives qui permettront d’amoindrir la force d’une probable deuxième vague attendue au retour de l’automne.

Médecin-conseil à la Direction de la santé publique de la Côte-Nord, le Dr Stéphane Trépanier souhaite que le lavage des mains, la distanciation physique et le port du masque dans les endroits publics deviennent des acquis pour tous.

« Durant l’été, on va essayer de créer une nouvelle norme sociale, pour que ces habitudes-là deviennent une norme », explique le médecin.

Toujours boudé par une majorité de personnes, le masque, qui deviendra obligatoire dans les transports en commun dans quelques jours, fait pourtant partie de la solution en prévision de la résurgence du virus.

« Je vois un grand rôle dans le port du masque, qui fait partie de ce qu’on va répéter de jour en jour. Il est peut-être la solution pour éviter un reconfinement strict (à l’automne), s’il est porté par un nombre suffisant de personnes », souligne-t-il, en parlant d’un taux de port de 80 %.

Le Dr Trépanier considère quasi inévitable l’arrivée d’une deuxième vague de coronavirus à l’automne. Il rappelle ce qui se passe dans d’autres pays où le virus se réactive, comme les États-Unis, où encore en Amérique du Sud où sa progression est majeure.

« Le virus fait encore le tour de la planète. Des gens pensent que si le virus continue de circuler sur la planète et qu’on retourne à l’intérieur (cet automne), c’est très possible que la transmission recommence. C’est pour ça qu’on doit être prêt et garder les bonnes habitudes. »

Plus de dépistage

Pour sa part, la direction régionale de la santé publique se sent d’attaque pour les prochains mois. Depuis mars, elle a amélioré considérablement sa capacité de dépistage de la COVID-19 et ses enquêtes épidémiologiques.
« On est passé de 72 heures à avoir les résultats dans la journée. On a une capacité d’agir dans les 24 heures, ça va nous aider pour la suite », a assuré le Dr Trépanier.

Lorsqu’il dresse le bilan de quatre moins de pandémie, il ne peut que faire des constats positifs. « La région a réussi jusqu’à maintenant à bien protéger ses personnes les plus vulnérables, les personnes âgées, malades et les communautés autochtones. »

Avec 119 cas positifs recensés, dont près de la moitié provenant d’une éclosion au pénitencier de Port-Cartier, et aucun décès, le médecin-conseil est d’avis que c’est un bon résultat au sein d’une population de près de 100 000 habitants.

La mobilisation des municipalités et des communautés autochtones a été cruciale, tout comme celle de la Sûreté du Québec et des Rangers en Basse-Côte-Nord. « La Sûreté du Québec avec les barrages routiers, ç’a été très efficace et ç’a contribué beaucoup au succès. »

Enfin, le Dr Trépanier salue l’engagement de la population afin de limiter la propagation du virus. « Si la population n’avait pas été dans le coup, on n’aurait pas réussi à avoir un bilan qu’on peut qualifier de positif », conclut-il.

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