Beaucoup de feux de forêt, mais peu d’hectares brûlés en 2020

Par Charlotte Paquet 8:00 AM - 03 octobre 2020
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À peine un très petit incendie a été combattu au cours du mois de septembre. Photo SOPFEU

Les pompiers forestiers de la Côte-Nord ont combattu beaucoup plus d’incendies que d’habitude de mai à septembre, mais leur rapidité à intervenir en attaque initiale a permis de limiter grandement les dégâts.

C’est ce qui ressort du dernier bilan de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), bilan qui pourrait bien être final pour 2020 en raison du très peu de risque que des incendies soient allumés à ce temps-ci. D’ailleurs, seulement un feu ayant détruit 0,2 hectare a été recensé en septembre.

À ce jour, les 50 feux de forêts répertoriés en zone de protection intensive sur la Côte-Nord ont détruit 248,6 hectares. En comparaison, sur une période de 10 ans, la moyenne se situe à 30 incendies ayant consumé 3 887 hectares.

« Il y a une grande différence, mais c’est parce qu’il y a eu deux grosses années », précise Sébastien Caron, agent de prévention et de communication pour la SOPFEU. On peut se souvenir de l’immense feu de Labrieville en 2018 et de celui de Baie-Johan-Beetz en 2013.

Preuve que la rapidité des attaques initiales en 2020 a été payante, sur les 248,6 hectares brûlés, deux incendies survenus en début de saison à Sept-Îles et à l’est de l’Île René-Levasseur près de Manic-5 ont détruit à eux seuls 178 hectares.

« Le reste, ce sont de très très petits feux et à la SOPFEU, on est fier de ça. Quand on a des résultats comme ça, on se dit mission accomplie », assure M. Caron.

Rappelons que le premier incendie de la saison de protection est survenu le 13 mai. Or, pas moins de 10 feux ont été combattus ce mois-là. C’est beaucoup pour la Côte-Nord, où le printemps est tardif.

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