Baisse significative des activités pour SOPOR en 2020

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 08 février 2021
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On a ici une vue imprenable sur les installations portuaires de la Société du port ferroviaire de Baie-Comeau, qui a terminé l’année 2020 avec une baisse de 30 % de son volume de transbordement.

L’arrêt des opérations de la papetière de Produits forestiers Résolu a fait très mal à la Société du port ferroviaire (SOPOR) de Baie-Comeau en 2020, qui a enregistré une baisse de 30 % de ses activités de transbordement.

« Ce n’est pas les bilans que je préfère, les bilans où on a des baisses de volumes, mais ça fait partie du contexte économique », laisse tomber Cédric Bérubé, directeur général de SOPOR. C’est tout le secteur du transport ferroviaire en Amérique du Nord qui a subi les contrecoups de la pandémie l’an passé, mais jamais à la hauteur de l’organisation locale.

Faut-il rappeler que l’usine de papier de Baie-Comeau a cessé ses activités le 28 mars, frappée de plein fouet par les effets de la crise sanitaire sur son carnet de commandes. Déjà en perte de vitesse importante ces dernières années, la demande mondiale de papier journal s’est carrément effondrée.

De 2019 à 2020, le volume total de marchandises transbordées aux installations de la SOPOR a fléchi de 360 000 tonnes à 250 000 tonnes. « Trente pour cent, c’était énorme », admet le directeur général, tout en faisant remarquer que les hausses des dernières années permettent de compenser un peu la baisse.

Les alumineries Alcoa de Baie-Comeau et Alouette de Sept-Îles ainsi que la Scierie des Outardes à Pointe-aux-Outardes sont aujourd’hui les trois principaux clients de la société. Heureusement, les marchés de l’aluminium et du bois d’œuvre connaissent des jours heureux.

Du positif

Selon Cédric Bérubé, il n’y a pas cependant pas que du négatif à retirer de 2020. Oui, dit-il, « des baisses de volume, ça fait peur », mais il n’en demeure pas moins que la SOPOR demeure une « belle organisation en bonne santé financière ».

Ainsi, au cours de la dernière année, elle a poursuivi les investissements à ses infrastructures. Elle a aussi profité du ralentissement de ses activités pour permettre à certains employés de développer des compétences et d’obtenir des accréditations, notamment dans l’inspection et l’entretien des voies ferrées et des locomotives.

Ces expertises évitent dorénavant à l’organisation de faire appel à des firmes de l’extérieur et ainsi sauver des coûts. « Ça fait partie des bonnes choses de l’année. On s’est réinventé », note le dg.

Perspectives

Pour 2021, la société entrevoit une certaine stabilité dans ses volumes de transbordement, même si plusieurs impondérables demeurent en période de pandémie et avec l’élection du président Joe Biden aux États-Unis.

Cédric Bérubé voit l’avenir avec optimisme. Il rappelle que le nouvel accès à la route 389, à partir du boulevard Pierre-Ouellet à Baie-Comeau, longera le centre de transbordement de la SOPOR du parc industriel Jean-Noël-Tessier. « Je pense qu’on est très bien positionné. En 2018, on a investi beaucoup dans le centre de transbordement pour le réactiver », rappelle-t-il.

Un volume considérable de marchandises et d’équipements arrivés à Baie-Comeau par le traversier-rail Georges-Alexandre-Lebel pourrait donc transiter par ce centre avant d’être transbordé sur des camions pour approvisionner les minières du Nord.

La Société du port ferroviaire de Baie-Comeau compte sept employés et travaille en étroite collaboration avec la firme locale Tessier dans ses opérations régulières. De façon plus ponctuelle, elle fait aussi affaire avec Fransi et Usinage Côte-Nord.

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