Les chambres de commerce de la Côte-Nord demandent au gouvernement d’être cohérent

Par Vincent Rioux-Berrouard - Initiative de journalisme local 2:52 PM - 15 mars 2021
Temps de lecture :

Antonio Hortas, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan.

Les chambres de commerce de la Côte-Nord demandent de la cohérence de la part du gouvernement concernant les mesures et restrictions pour contrer la COVID-19.

L’Alliance des chambres de commerce de la Côte-Nord assure comprendre la nécessité de rester vigilant face à la pandémie, mais questionne la pertinence de conserver certaines mesures sanitaires étant donné la situation épidémiologique de la Côte-Nord.

Le co-président de la Chambre de commerce de Sept-Îles-Uashat-mak-Mani-utenam (CCSIUM), Gabriel Striganuk, explique que le manque de clarté dans les directives gouvernementales peut être source de frustration pour les entreprises parce qu’elles doivent dans plusieurs cas faire appliquer les mesures.

« Nous souhaitons un retour aux conditions que nous avions l’automne dernier. Même si certaines de nos entreprises réussissent à opérer dans les conditions imposées, il n’en demeure pas moins que d’autres sont à bout de souffle. Pensons aux restaurateurs qui opèrent au quart de leur capacité d’accueil en salle, il est injustifiable actuellement dans notre région de n’accepter que deux adultes par table dans nos restaurants. Le tenancier de bar quant à eux ne peuvent même pas opérer point », affirme Kateri C. Jourdain, également co-présidente de la CCSIUM.

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas, demande pour sa part que le gouvernement québécois présente un plan pour la relance économique.

« Lors d’une rencontre avec la ministre Marie-Ève Proulx, nous avons eu la confirmation que nous serions interpellés pour siéger sur un comité régional de relance. Nous sommes toujours en attente de cette invitation. Le gouvernement nous a maintes fois répété que la Côte-Nord était un joueur clé pour l’économie de la région, il est temps de passer de la parole aux actes», précise M. Hortas.

Partager cet article