Nordicité ou l’essence de la Côte-Nord en trois mouvements

Par Colombe Jourdain 8:01 AM - 01 février 2022
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Marie-Josée Simard en compagnie du compositeur de la pièce Nordicité, Martin Caron lors d’une pratique sur le vibraphone à l’École de musique Côte-Nord.

La pièce Nordicité a été composée par Martin Caron à la demande du chef de l’Orchestre symphonique de la Côte-Nord (OSCN) pour son concert anniversaire du 12 mars.

« Je me suis orienté vers les éléments. Je me suis d’abord demandé ce qu’on voit quand on arrive sur la Côte-Nord : c’est l’immensité du territoire, c’est la mer qui est omniprésente, tout le long de la côte, c’est l’air qui est pur, salin. Alors, j’ai décidé d’emprunter cette voie pour décrire la région », explique le compositeur Martin Caron.

Cette pièce ouvrira le concert anniversaire de l’OSCN. Dans le deuxième mouvement de Nordicité, Air, M. Caron voulait « un instrument plus étherique, plus vaporeux», indique-t-il. C’est pourquoi il a d’abord pensé à la harpe mais comme c’était difficilement réalisable, il a finalement opté pour les percussions.

« J’en ai parlé au chef Benoit Gauthier, il a contacté Marie-Josée qui a heureusement accepté de le faire. C’est un honneur pour moi de travailler avec elle », souligne le compositeur.

L’avantage de travailler avec un compositeur vivant est toujours intéressant pour Mme Simard. « C’est même la partie du mon travail que je préfère de pouvoir dialoguer avec le compositeur. On travaille ensemble, on peut encore faire des ajustements, ce n’est pas coulé dans le béton », explique la percussionniste qui a pris le temps de venir à Baie-Comeau pour pratiquer avec M. Caron.

La musicienne se trouve choyée de pouvoir jouer cette pièce, « ça ne m’arrive pas souvent de jouer de la musique d’un compositeur d’ici, qui a vraiment donné pour la communauté musicale à Baie-Comeau », mentionne Mme Simard.

Pour le concert du 12 mars, la musicienne va jouer du marimba et du vibraphone. D’ailleurs, jouer avec de tels instruments n’est pas aisé comme l’avoue la percussionniste, « je dois connaître la pièce à 120%, parce que je ne suis pas toujours en mesure de voir ma partition, c’est très physique jouer le marimba ou même le vibraphone avec sa pédale et les quatre baguettes ».

Martin Caron aimerait bien que cette pièce soit immortalisée sur un album. « C’est possible qu’on puisse faire un enregistrement professionnel. Ça va contribuer à faire connaître l’orchestre et la région », avance-t-il.

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