Restauration : la main-d’oeuvre demeure un énorme défi

Par Charlotte Paquet 1:00 PM - 5 juillet 2022
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Carl Beaulieu (à droite) réussit à avoir une équipe complète cet été au Bistro La Marée haute grâce à plusieurs jeunes employés. Il pose en compagnie de Devendra Nepal, un mentor pour le personnel, Megan Jean, Justine Blais, Léa Pelletier et Ann-Sophie Rioux.

La pénurie de main-d’œuvre frappe partout, particulièrement dans le milieu de la restauration. Alors que les touristes abondent chez nous cet été, les heures et les jours d’ouverture sont parfois réduits ici et là faute de personnel. Certains réussissent à tirer leur épingle du jeu, comme le Bistro La Marée haute.

Depuis le 28 juin, le restaurant a recommencé à offrir des dîners du mardi au vendredi. « J’ai trouvé suffisamment de personnel », souligne son propriétaire, Carl Beaulieu. Les fins de semaine, d’autres formules permettent de se sustenter.
Quant aux déjeuners, ils sont offerts sept jours sur sept. Il y a aussi La Poutinerie qui fonctionne tous les jours.

Avec 60 employés cet été, soit près du double de la basse saison, le Bistro La Marée haute peut s’enorgueillir d’avoir une équipe complète. Une équipe composée, il faut le dire, de nombreux jeunes de 14, 15 et 16 ans. En 2021, le restaurant avait déjà pu s’en sortir grâce à eux.

Salaires concurrentiels et horaires de travail adaptés le plus possible à chacun expliquent le succès de recrutement, selon M. Beaulieu. « Avec la terrasse qu’on a, c’est trois mois qu’on doit exploiter le mieux possible », indique-t-il. Cette terrasse a d’ailleurs été agrandie.

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Au Resto-Pub Le Blues, Denis Harel ne l’a pas facile, mais s’en sort pas trop mal. À la suite de la démission sans préavis de quatre employés, en raison d’un conflit avec une autre employée, dit-il, le restaurant a été dans l’obligation de cesser le service des déjeuners et des dîners pendant une dizaine de jours en juin, mais de nouvelles embauches ont réglé la situation. « Je suis chanceux, j’ai prié fort », raconte-t-il.

Au Resto-Pub Le Blues, Denis Harel doit encore garder les portes closes les dimanches et lundis en raison de l’importante pénurie de main-d’œuvre. Il garde tout de même espoir de les rouvrir. Photo Facebook

Le manque de personnel oblige toujours Le Blues à garder ses portes closes les dimanches et lundis. M. Harel ne perd pas espoir de pouvoir y remédier puisqu’il dit avoir des « prospects ». Par contre, les plongeurs et les suiteurs, plus connus du nom de boss boys, sont une denrée excessivement rare. « C’est pas facile, on s’entend. C’est affeux », commente-t-il.

Au Saint-James au bar de l’eau, Jimmy Mondrzejewski accueille sa clientèle du mercredi au dimanche à compter de 16 h. Au cours de l’année 2021, il a mis fin aux dîners par manque de personnel et il ne voit pas de changements à venir.

La décision de fermer les portes les lundis et mardis s’explique évidemment par un manque d’employés. « Je ne peux pas brûler mon staff non plus. »

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