GRID Imagerie cible le génie civil avec ses drones

GRID Imagerie cible le génie civil avec ses drones

Voici une photo de la communauté de Pessamit prise à l’aide d’un drone au lever du soleil. Photo courtoisie

Baie-Comeau – Pour le commun des mortels, avril signifie le retour du printemps, mais pour GRID Imagerie, une jeune entreprise basée à Baie-Comeau, avril marque aussi le retour de la saison des drones.

Comme son nom l’indique, GRID Imagerie se spécialise dans l’imagerie aérienne, mais aussi dans la photogrammétrie par drone à des fins de modélisation, qui permet de reproduire en 3D la topographie d’un territoire donné ou tout ce qui existe dessus, explique son directeur général, Laurent Gosselin.

La photogrammétrie distingue la petite entreprise fondée en 2016, mais installée dans la Manicouagan depuis que M. Gosselin y a emménagé l’été dernier. « La méthode de photogrammétrie n’est pas très connue. Je suis le seul à ma connaissance qui l’utilise à des fins de modélisation à Baie-Comeau », souligne celui qui l’a découverte en 2013, à Paris, lors d’une conférence scientifique en environnement. « C’était alors l’émergence de la photogrammétrie », ajoute-t-il.

Alors qu’il était à l’université, M. Gosselin a été embauché par des instituts de recherche pour travailler au développement de la méthode de modélisation révolutionnaire. « J’ai aidé à pousser davantage, car le protocole n’était pas tout à fait à point », souligne-t-il.

« Ce qui me démarque par rapport à mes compétiteurs, ce n’est pas nécessairement mes drones (il en possède trois), mais ce que je peux faire avec. Il faut savoir comment prendre les photos, car il y a une séquence pour le faire. Ensuite, il y a du traitement à faire par l’entremise de logiciels et d’ordinateurs puissants. C’est l’expérience de la personne qui va faire en sorte que le résultat est précis ou non », martèle-t-il.

Champs d’utilisation

L’utilisation la plus courante de la modélisation en 3D concerne les études de préconstruction, notamment en prévision du passage d’une route ou encore de l’érection d’un bâtiment. La méthode est particulièrement utile aux firmes de génie et aux entrepreneurs dans le domaine du génie civil, mais répond aussi à de nombreux autres besoins.

Parmi les mandats réalisés à ce jour au Québec, GRID Imagerie a pu caractériser une carrière avec une précision atteignant le millimètre près. « On peut calculer le volume de chacun des petits cailloux. Ça permet un portrait net », souligne le directeur général. Un autre client, en l’occurrence une MRC, a requis les services de l’entreprise pour obtenir l’étendue des dommages causés par un barrage de castors.

De façon générale, l’univers des drones offre des possibilités infinies. GRID Imagerie ratisse large, mais le principal marché auquel il veut s’attaquer demeure celui de la construction. « Je remplace littéralement un arpenteur. Un drone peut faire en une demi-heure ce qu’un arpenteur fait en une demi-journée ou en une journée », martèle M. Gosselin.

Réglementation

Les vols de drones sont soumis à une réglementation très restrictive près des milieux habités, selon le directeur général. Les vols doivent être autorisés par Transports Canada, ce qui peut exiger facilement jusqu’à deux ou trois semaines de délais. « En été, ça peut être engorgé », prévient le directeur général. Une nouvelle réglementation est attendue pour le début de 2019.

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