Le vent se déchaîne à Pointe-Lebel

Par 12:00 AM - 25 avril 2013
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Pointe-Lebel – Plusieurs citoyens du parc Langlois à Pointe-Lebel ont été confrontés à un avant-midi peu reposant, jeudi, alors que les vents violents ont déplacé plusieurs abris d’autos.

Julie-Andrée Verville

Les plus grandes rafales ont déferlé entre 9 h et 12 h, ayant atteint des vitesses de 59 à 74 kilomètre/heures. La résidente Marylise Murray, sur la 3e Rue, a dû être évacuée de sa maison alors que l’abri de son voisin arrière s’est envolé pour atterrir dans les fils électriques derrière sa maison. «Le camion d’Hydro-Québec est venu pour enlever l’abri dans les fils et deux polices aussi. Il y avait même une pelle dans les airs et une brique qui a volé dans les airs. Ça a fait deux trous dans notre garage. Au moins la maison est intacte», a confié la jeune femme, qui s’est réfugiée chez sa voisine pendant l’incident.

Jean-Guy Otis, domicilié au 107, 4e Rue, à quelques maisons de là, a aussi été touché par les grands vents. Pendant qu’il se préparait pour une sortie en ville, deux dames sont venues l’avertir que son abri était aussi en train de se détacher du sol, tandis qu’un autre était juché dans les airs, celui de son troisième voisin. «J’ai pris une corde et attaché mon garage à un poteau. Celui dans les airs aurait pu causer un court-circuit. C’était dangereux», a-t-il expliqué. M

À la suite de ces incidents, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue, avec l’aide des employés de la municipalité de Pointe-Lebel, pour enlever les toiles des abris des résidents absents, par mesure de prévention. Les personnes présentes à leur domicile ont été invitées à faire de même. «Je suis venu enlever ma toile. La police nous a avertis […]. C’est la première fois que ça arrive autant de vent», a expliqué un citoyen. La SQ a été mise au courant de quelques autres épisodes mettant en scène des abris partis au vent, notamment sur les rues Michel-Émond et Frontenac à Baie-Comeau. Un arbre est également tombé sur un câble de téléphone à Ragueneau. Mentionnons qu’à Pointe-Lebel, la réglementation ne tolère ni la structure des abris, ni les toiles, à compter du 15 mai.

 

Photo : Jean-Guy Otis, dont l’abri d’auto s’est presque envolé, compte mettre des ancrages beaucoup plus solides dans le sol l’an prochain. (Le Manic)

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