Espace K Théâtre : Sébastien Langlois, dans la peau de Félix

Par 12:00 AM - 03 juillet 2013
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Baie-Comeau – Habitué de la scène dans tous ses aspects, surtout pour les volets animation et improvisation, Sébastien Langlois se retrouve, cette fois-ci dans un rôle moins familier, alors qu’il se fait comédien dans la pièce Amour en vacances. Pour lui, cette aventure estivale représente bien plus qu’un simple rôle à jouer, c’est un rêve qui se concrétise, puisqu’il plonge dans le théâtre accompagné de plusieurs personnes de confiance, qui l’épauleront tout au long de cette entreprise.

Julie-Andrée Verville

 

Quel est ton bagage d’expériences en arts de la scène?

J’ai fait de l’improvisation pendant toutes mes études secondaires. Ça a été mon premier contact avec le jeu théâtral. Je faisais aussi l’animation lors des spectacles de fin d’année. Puis, j’ai participé à Cégep en spectacles, en y intégrant des numéros d’humour. Quand j’en suis venu à monter mon premier spectacle solo d’humour, en 1997-1998, alors que j’étais aux études au cégep de Baie-Comeau, j’ai fait appel à Josée Girard pour la mise en scène. On a créé un lien qui est resté. Par la suite, j’ai quitté la région pour animer des événements corporatifs et privés et j’en ai profité afin de retourner aux études en 2007 au Collège Radio Télévision de Québec. J’ai recroisé Josée Girard pendant que je travaillais pour TVCogeco à Baie-Comeau et je lui ai dit que je rêvais depuis longtemps de faire du théâtre et de me le faire savoir si une opportunité se présentait. Elle m’a invité à jouer dans Théâtre en vitrines, présentée sur Place La Salle en 2011. C’est là que j’avais rencontré Jean-Claude Rochette, une idole de jeunesse pour moi. Finalement, j’ai connu Marie-Hélène Beaudry quand j’ai mis sur pied le spectacle historique Retour dans le temps. Maintenant, je retrouve tous ces gens, qui sont généreux pour me coacher et c’est un rêve qui se réalise de plonger dans le théâtre avec eux. C’est pour cela que j’ai accepté.

 

Quel est ton rôle dans cette création estivale ?

Mon personnage, Félix, c’est un jeune homme qui est énormément malhabile. Il exprime très mal ses émotions et ce qu’il ressent. Il a beaucoup de volonté, mais quand vient le temps de mettre ça en application, il n’a pas le tour, surtout dans la séduction. Il n’a pas d’autocritique et ne se voit pas aller. Il est un peu narcissique et centré sur lui. Il ne connecte pas avec sa blonde. Ce qu’il a trouvé de plus intelligent, c’est de se rendre sur la Côte-Nord et il se fie là-dessus pour que son couple reconnecte. C’est un adolescent retardé autant dans ses relations amoureuses que dans sa vie de tous les jours. Je me nourris de mes relations et des autres comédiens pour jouer. Ce personnage est très caricatural. J’ai beaucoup de plaisir à jouer le méchant, celui qui ne comprend rien aux femmes et qui est très vieux jeu. Chaque personnage a ses travers et c’est plaisant. La chimie est là avec tout le monde.

 

À quels défis es-tu confronté dans le cadre de cette expérience de théâtre ?

Mon premier défi, c’est au niveau du jeu. Je dois vraiment jouer avec mes collègues et non avec les spectateurs. Il faut que je sois dans le moment présent et dans la situation, puisque je suis habitué de parler à la foule et de connecter avec le public. Là, je dois me laisser guider par le jeu des comédiens. Ma plus grande préoccupation demeure donc de garder le focus et de rester dans le moment présent. J’ai aussi un défi physique énorme pendant le spectacle, alors qu’il y a une scène où je dois dépasser mes limites. Il faut que je fasse une activité de plein air pour vrai. C’est assez spectaculaire.

 

Photo : André Pelletier – ACEQ

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