Alcoa : Mobilisation globale des milieux touchés

Par 12:00 AM - 07 novembre 2013
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Baie-Comeau – Le Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau (FIM-CSN) et le Conseil central Côte-Nord CSN ont convenu de créer un comité mobilisateur et rassembleur, auquel ils invitent les leaders politiques à se joindre, à la suite des menaces de fermeture récemment annoncées par Alcoa.

Marlène Joseph-Blais

Au cours des derniers jours, le président du syndicat, Michel Desbiens, a rencontré le député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, avec qui il s’est entendu sur la nécessité de rassembler les élus et les acteurs économiques régionaux, afin que les travailleurs de l’usine de Baie-Comeau sentent qu’ils sont supportés par le milieu. La partie syndicale veut d’abord former le comité, pour ensuite tracer un portrait réel de la situation, autant du côté du géant de l’aluminium que de celui du gouvernement et, ultimement, poser des actions concrètes.

«Les représentants des travailleuses et des travailleurs accompagnés par les leaders de la Manicouagan doivent développer des moyens et des stratégies afin de porter nos intérêts communs au centre des décisions à venir. Nous ne pouvons pas demeurer les bras croisés pendant que notre sort se joue entre les mains du gouvernement du Québec et d’Alcoa», a fait valoir le président du Conseil central Côte-Nord CSN, Guillaume Tremblay, dans un communiqué paru mardi.

Chambres de commerce

De leur côté, les cinq chambres de commerce qui œuvrent dans les régions où sont situées les trois alumineries québécoises d’Alcoa ont présenté un plan d’action visant à susciter un dénouement rapide des négociations entre l’entreprise et le gouvernement du Québec. Elles ont d’abord demandé à pouvoir s’entretenir avec la première ministre Pauline Marois, puis convenu de tenir une rencontre avec les ministres responsables des régions touchées ainsi qu’avec la direction d’Alcoa Canada.

Instigateur de ce front commun, le président de la Chambre de commerce de Manicouagan, Bernard Filiatrault, a illustré la nécessité que les deux parties en viennent rapidement à une entente pour préserver la vitalité économique de la municipalité. «Pour les 22 000 citoyens de Baie-Comeau et les fournisseurs de l’aluminerie, la fermeture de l’usine, ajoutée aux 750 emplois perdus récemment, aura des effets tragiques sur la ville et son économie», a mentionné M. Filiatrault, par voie de communiqué. Ses homologues ont abondé dans le même sens, parlant de l’important impact économique qu’entraînerait cette fermeture dans leur région respective.

 

Photo : Le président du Conseil central Côte-Nord de la CSN, Guillaume Tremblay, et le président par intérim du Syndicat national des employés de l’aluminium de Baie-Comeau, Michel Desbiens, estiment que l’avis transmis à Hydro-Québec par Alcoa consiste en une stratégie de négociation. Malgré cela, ils prennent au sérieux la possible fermeture des trois alumineries québécoises. (Archives Le Manic)

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