Organismes et syndicats manifestent chez le député

Par 12:00 AM - 23 février 2015
Temps de lecture :

Baie-Comeau – Une quarantaine de représentants des milieux communautaires et syndicaux ont pris d’assaut le bureau du député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, lundi matin, pour marteler plus que jamais l’importance de ne pas baisser les bras face au gouvernement Couillard et à son régime d’austérité.

Charlotte Paquet

Dans un geste d’éclat symbolique, Michel Savard, de la Table des groupes populaires, a même sorti une paire de gants de boxe. Il en a remis un seul à M. Dufour, tout en précisant garder le deuxième pour lutter avec lui face aux mesures gouvernementales.

Fait à noter, la manifestation devait se tenir à l’extérieur de son bureau de Baie-Comeau, mais compte tenu du froid particulièrement mordant, le député a invité les participants à l’intérieur pour transmettre leur message au chaud. M. Dufour a d’ailleurs promis de ne pas abandonner la lutte, mais a rappelé aussi que les libéraux de Philippe Couillard étaient majoritaires.

Rappelons que la manifestation s’inscrivait dans le cadre de la Semaine d’actions dérangeantes, qui se tient partout au Québec. Elle a permis à de nombreux porte-parole d’organisations locales d’exprimer leurs doléances.

De plus en plus mal

«Le gouvernement Couillard ne nous donne pas la vie facile. Les mesures d’austérité font mal et elles vont faire de plus en plus mal. Ce n’est pas terminé. Ils ont encore un milliard de dollars à aller chercher», a noté M. Savard. Marilène Gill, du Regroupement des femmes de la Côte-Nord, a mentionné que les femmes se retrouvent souvent les premières victimes des vagues de compressions gouvernementales, mais assure qu’elles sont prêtes à riposter. «On a trois médecins qui nous saignent et à un certain moment, on veut riposter», a-t-elle lancé.

Parmi les gens qui ont pris la parole, il y avait aussi Francis Vigneault, de l’Association générale des étudiants du Cégep de Baie-Comeau. Il est intervenu pour souligner que les étudiants payaient le prix des coupes budgétaires faites dans l’établissement. «Les coupures faites dans le service de psychologie, ça, c’est le pire. Couper dans la psychologie, c’est prendre le risque de perdre des étudiants plutôt que de les aider», a-t-il indiqué.

Photo:Michel Savard a remis un gant de boxe au député Marjolain Dufour, en prenant bien soin d’en garder un pour pouvoir lutter à deux contre les mesures d’austérité. À leur côté, on aperçoit Marilène Gill, du Regroupement des femmes de la Côte-Nord.

 

 

Partager cet article