Qu’est-ce que le cancer a changé dans votre vie?

Par 12:00 AM - 20 mai 2015
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Le cancer change des vies, mais quoi au juste? Le Manic a posé la question à quelques personnes qui  sont passées au travers et à d’autres qui luttent encore.

Charlotte Paquet

Claire Bérubé

Cancers du sein – 2000 et 2004

«Mes priorités ont changé. J’ai mis vraiment les bonnes choses en premier. Je me suis dit qu’il me fallait m’occuper de moi en premier. Avant cela, c’était le travail, le travail et le travail. Maintenant, c’est moi, mes enfants, ma famille. Je profite de tous les beaux moments de la vie et, contrairement à ce que plusieurs peuvent croire, les beaux moments sont souvent de petites choses.»

Claire Bérubé a eu son premier cancer à l’âge de 42 ans et son deuxième à 46 ans.

Jean-Louis Michaud

Cancer du poumon – automne 2014

«À partir du moment où j’ai appris que j’avais un cancer, un cancer assez sévère, je me suis dit: "J’ai 77 ans. J’en vois partir à 40 ans, à 50 ans. Si c’est ma maladie de la fin, je l’accepte." Je remercie le Seigneur de m’avoir permis de faire un bon bout de vie. Aujourd’hui, je suis tellement faible et j’ai perdu mes forces.»

Jean-Louis Michaud a eu son diagnostic à l’âge de 77 ans. Il combat toujours son cancer.

Rémi Jean

Cancer des ganglions– 2007

«Je n’étais pas le gars qui attendait la retraite pour faire des choses. Ma vie était déjà très bien remplie. J’étais très actif avec du ski de fond, du vélo, du golf et de la raquette. Je faisais du sport cinq jours par semaine et 12 mois par année. Ce que ça a changé? J’ai dû diminuer, j’ai moins de forces. Ce qui est difficile, c’est de ne plus être capable de faire ce que je faisais avant. Je me réessaye, mais ça dur des petits bouts.»

Rémi Jean avait 50 ans lorsqu’il a appris qu’il souffrait d’un lymphome, soit un cancer des ganglions, pour lequel il n’y avait pas d’espoir de guérison. L’évolution de la maladie est lente. Il reçoit des traitements sur une base régulière.

Yves Dignard

Cancer du rein – 2005

«C’est sûr qu’au début, c’est quelque chose. Au fil des ans, c’est comme si ça reprend sa place. Moi,  je n’ai rien senti. Je suis allé à l’hôpital. Ils m’ont enlevé le rein et j’ai ensuite eu ma convalescence. Je n’ai pas eu de traitement. C’est sûr que je fatigue plus vite aujourd’hui. Quand tu vois quelqu’un qui meurt du cancer, tu y penses. Par contre, mon infarctus de septembre dernier m’a fait plus souffrir. Quand tu t’écrase et que tu penses que le Camille-Marcoux est accoté sur ta poitrine, c’est quelque chose.»

Yves Dignard était âgé de 39 ans au moment du diagnostic de cancer.

Hélène Lévesque

Cancer du sein – 2008

«Je fais aujourd’hui ce que j’ai envie de faire. J’essaie de convaincre mon entourage aussi pour faire ce que j’ai envie de faire. On n’a rien qu’une vie à vivre, je l’ai appris. Avant, la gêne m’arrêtait pour certaines choses. En rentrant dans un restaurant, je frôlais quasiment les murs. Le cancer m’a fait prendre de l’assurance.»

Hélène Lévesque avait 59 ans lorsqu’elle a eu son diagnostic de cancer.

 

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