Liquéfaction de gaz naturel: GNL Québec associe les Innus à sa phase de planification

Par 12:00 AM - 27 mai 2015
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Baie-Comeau – La société GNL Québec et les Conseils des Premières Nations innues de Pessamit, d’Essipit et de Mashteuiatsh ont signé, mardi, une entente de collaboration pour la phase de planification du projet Énergie Saguenay.

Charlotte Paquet

Dévoilé en juin 2014, le projet en question prévoit la mise en place d’un complexe de liquéfaction de gaz naturel sur le site de Port Saguenay au coût de 7,7 milliards de dollars. La période de planification, qui nécessitera l’injection de 250 millions de dollars, permettra la réalisation d’une multitude d’études d’ici 2018. Ce n’est qu’après que GNL Québec décidera d’aller de l’avant ou non.

L’entente de collaboration assure des échanges entre l’entreprise et les trois communautés innues, dont une partie au sud-ouest de leur territoire ancestral, le nitassinan, est ciblée pour le développement du complexe. «Durant ces échanges, on mettra en pratique les principes de collaboration et de respect mutuel dont nous avons convenu ensemble. Je suis confiant qu’un tel dialogue va permettre d’améliorer le projet Énergie Saguenay tout en suivant les meilleures pratiques menant vers l’acceptabilité sociale du projet», indique Michel Gagnon, président de GNL Québec.

«Nous, nous croyons que d’établir des canaux de communication très en amont de la réalisation des travaux, c’est la façon de faire en 2015», renchérit Marie-Claude Lavigne, directrice, Affaires publique de l’entreprise. Selon elle, l’acceptation sociale d’un projet, peu importe le ou les groupes concernés, ça doit se travailler en continu.

Comité de suivi

Un comité de suivi a été formé. Il permettra aux Premières Nations de signaler rapidement leurs inquiétudes ou préoccupations par rapport aux travaux d’avancement de la phase de planification.

«On est consultés en amont, c’est extrêmement important. Il y a un an, Mason Graphite avait fait la même chose», indique Marc Chaloult, coordonnateur, Affaires publiques, pour la communauté d’Essipit. Il compare l’entente de collaboration à une table de concertation permettant aux gens de se parler. «Ça ne veut pas dire que le projet est accepté d’emblée», précise-t-il aussi.

Les Innus profiteront de retombées économiques pendant la période de planification. L’entente leur assure une participation équitable selon leurs compétences et les besoins du projet, notamment en matière d’emploi et de contrats. «On espère avoir des jobs et avoir de la formation. Eh oui, on a espoir d’un rattrapage afin qu’on nous considère de façon vraiment équitable», conclut-il.

Fait à noter, d’ici à ce qu’une décision sur la suite du projet soit prise en 2018, une entente sur les répercussions et les avantages du projet devra intervenir entre GNL Québec et les trois communautés des Premières Nations.

 

Photo: Les chefs René Simon, de Pessamit, Martin Dufour, d’Essipit, et Gilbert Dominique, de Mashteuiatsh, posent en compagnie de Michel Gagnon, président de la société GNL Québec.

 

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