L’ours poursuit sa cavale sur la piste cyclable

Par 12:00 AM - 11 août 2015
Temps de lecture :

Baie-Comeau ­– Un ours aperçu maintes et maintes fois dans le secteur de la piste cyclable entre les deux secteurs de la ville de Baie-Comeau poursuit toujours sa cavale. Malgré le déplacement régulier d’une cage et les beignes laissés comme appâts par les agents de protection de la faune, rien n’y fait.

Charlotte Paquet

«Je les gâte, mais ce qu’on lui met à l’intérieur ne l’intéresse pas», souligne le sergent Steve Corriveau, du bureau de protection de la faune de Baie-Comeau. La bête, qui lève le nez sur les beignes, se déplace beaucoup. Selon M. Corriveau, il s’agit peut-être d’un ours qui s’est déjà retrouvé emprisonné dans une cage et qui est donc devenu craintif.

Depuis environ deux semaines, la présence d’un ours le long de la piste cyclable est rapportée régulièrement aux agents de protection de la faune. Il est question de trois à quatre appels lors de certaines journées.

On parle d’un ours, mais ça pourrait aussi bien être deux ours ou même plus, précise M. Corriveau. En présence de la bête, il faut garder son sang-froid et faire du bruit. Dans les faits, il faut montrer sa présence afin qu’elle retourne dans le bois. Les marcheurs et les cyclistes sont invités à se munir d’une clochette. Plusieurs autres conseils de prudence sont disponibles sur le site du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs.

Fait à noter, au cours de la dernière semaine, trois cages à ours étaient en place dans la MRC de Manicouagan. En plus de celle placée à Baie-Comeau, il y en avait une à Pointe-Lebel et une autre à Ragueneau. À ce dernier endroit, un ours a d’ailleurs été capturé. «Dans ce temps-là, on prend l’ours en charge et on va le porter à plus de 100 km au nord de la ville. On l’endort avant et on lui pose un jeton dans l’oreille», explique le sergent. Cet outil permet un suivi de l’animal, au cas où il serait frappé par un véhicule ou piégé par un trappeur. De plus, cette façon de faire permet de fournir des données aux biologistes.

Quand on observe la présence d’un ours près des zones urbaines, il faut en aviser SOS Braconnage au 1 800 463-2191. Un agent de protection de la faune en sera ainsi informé rapidement.

Partager cet article