Un camionneur se plaint de l’entretien hivernal sur la 389

Par 12:00 AM - 30 novembre 2015
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Baie-Comeau – Un camionneur de Baie-Comeau reprend le bâton du pèlerin pour améliorer la sécurité sur la route 389. Cette fois-ci, il réclame un meilleur entretien hivernal de la route 389 sur toute sa longueur, mais plus particulièrement sur le tronçon reliant Gagnon et Fermont.

Charlotte Paquet

Nelson Ouellet n’en est pas à sa première sortie publique au nom des camionneurs qui circulent sur cette route reliant Baie-Comeau à Fermont et au Labrador. Selon lui, après avoir coupé l’épandage de sel sur la route à partir de Manic-2 pour l’hiver 2014-2015, voilà que le ministère des Transports économise également sur le sable.

« C’est toujours plus dangereux. Du sable, ça coûte 12 $ la tonne. Ils peuvent en mettre et surtout vérifier la section Fermont à Gagnon qui laisse à désirer. Ils font jusque ménager le sable et ça occasionne des sorties de route et de la misère dans les côtes », indique M. Ouellet.

Au ministère

Du côté du ministère des Transports, on nie économiser sur l’épandage de sable.

Faut-il rappeler que depuis l’hiver 2014-2015, la portion de la route 389 s’étendant de Manic-2 à Manic-5 est passée d’un niveau d’entretien 2 à un niveau 3, c’est-à-dire d’une chaussée partiellement dégagée à une chaussée sur fond de neige durcie. Il n’y a effectivement plus d’épandage de sel, mais seulement d’un abrasif constitué de sable mélangé à 5 % de sel.

Cette décision, le ministère l’explique pour une question de sécurité des usagers, d’ailleurs en nombre restreint pendant l’hiver. L’efficacité du sel a ses limites en raison des précipitations de neige abondantes, des températures froides et de la présence de parois rocheuses créant des zones d’ombre tout au long de la route 389.

Enfin, pour le tronçon reliant Gagnon à Fermont, il a toujours été sur fond de neige durcie.

 

Photo : Au cours du dernier mois, un poids lourd se dirigeant vers Fire Lake avec un chargement de garde-fous a fait une sortie de route parce que, selon Nelson Ouellet, la chaussée n’était pas déneigée et qu’il n’y avait pas eu d’épandage de sable. (Courtoisie).

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