Jean-Émile Valois poursuit sa collecte de livres usagés

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 15 janvier 2016
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Baie-Comeau – Jean-Émile Valois ne lâche pas prise. Après 29 ans d’engagement, il poursuit la collecte de livres de tous genres afin d’enrichir le quotidien et l’imaginaire de communautés de pays moins nantis.

«Le message que je veux lancer, c’est, si vous voulez vous départir de vos livres, allez les porter à l’écocentre», mentionne M. Valois, qui y utilise gratuitement un entrepôt pour y stocker les dons qu’il reçoit.

Trente-trois palettes de caisses de livres, représentant un poids de 18 tonnes, ont quitté Baie-Comeau à destination de Ville Saguenay en septembre 2015. Là-bas, l’entreprise d’économie sociale Fondation des parlementaires québécois – Cultures à partager en fait l’élagage. Des bibliothèques clés en main sont constituées pour être ensuite vendues à bas prix à des pays de la Francophonie qui en font la demande.

Le bénévole envisage un autre envoi pour avril prochain. Déjà 18 palettes remplies de caisses de livres sont prêtes, mais il y a toujours de la place. À chaque semaine, il récupère cinq à six caisses de livres au Marché de Claire (sous-sol de l’église Saint-Nom-de-Marie). La Bibliothèque Alice-Lane lui donne ses surplus. Des citoyens vont aussi porter des livres directement à l’écocentre. Ils sont déposés dans un conteneur jusqu’à ce qu’il les transfère dans l’entrepôt.

Le fait d’imaginer des livres jetés dans le bac de recyclage attriste M. Valois. «Des livres dans un bac de recyclage , c’est une richesse qui se perd puisque la valeur du livre est nulle», dit-il.

Travail de moine

La préparation des palettes ne se fait pas en claquant les doigts. Il s’agit d’un véritable travail de moine.

Les livres reçus sont mis en boîtes. Ces dernières sont ensuite déposées sur des palettes et solidement ceinturées de pellicule plastique pour le transport. M. Valois peut heureusement compter sur la collaboration de jeunes provenant de l’organisme de justice alternative Convergence Manicouagan.

Quand il s’est lancé dans l’aventure des collectes de livres destinés aux populations de pays en voie de développement en 1987, M. Valois devait voir lui-même au transport jusqu’à destination. Depuis plusieurs années, il fait affaire avec l’entreprise saguenéenne. «C’est comme un débouché pour mes livres, un débouché gratuit», souligne-t-il, tout en notant la contribution du Centre de formation en transport de Charlesbourg pour acheminer les livres dans la région voisine.

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