Démission de Pierre Karl Péladeau: la surprise est grande pour le député Martin Ouellet

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 03 mai 2016
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Baie-Comeau – La démission de Pierre Karl Péladeau a pris tout le Québec par surprise et le député péquiste de la circonscription de René-Lévesque, Martin Ouellet, n’a pas fait exception.

Chef du Parti québécois depuis moins d’un an et député de Saint-Jérôme, M. Péladeau a annoncé, en fin d’avant-midi lundi, son départ immédiat de la politique en invoquant des raisons familiales.

Quelques heures plus tard, Martin Ouellet a convoqué la presse à son bureau de Baie-Comeau afin de réagir au départ de son chef. Pour l’occasion, il était flanqué de ses collègues Nicolas Marceau et Alain Therrien, représentants des comtés de Rousseau et de Sanguinet, de passage à Baie-Comeau pour un souper de financement et une tournée liée aux enjeux économiques de René-Lévesque.

Les trois hommes ont exprimé leur plus grand étonnement à la suite de l’annonce de leur chef. Élu en novembre dernier à la faveur d’une élection partielle, Martin Ouellet a soutenu qu’absolument rien ne laissait présager la démission de celui qu’il considère comme son mentor.

Lui-même père de deux jeunes enfants, il dit pouvoir comprendre. « On comprend qu’il ait choisi de s’occuper de sa petite famille. On respecte ça. On est tous des pères de famille », a-t-il lancé. Le député Therrien a d’ailleurs insisté sur le bourreau de travail qu’était Pierre Karl Péladeau. Comme chef de parti, a-t-il dit, la tension devait être grande.

La suite

Pour le moment, les trois collègues ignorent la suite des choses pour leur parti. Par contre, en pleine session parlementaire, il est à prévoir que des décisions seront prises rapidement.

Un chef intérimaire devrait être nommé dans l’attente de la course à la succession. Cependant, ils ont préféré ne pas trop s’étendre sur le sujet, considérant que la nouvelle du jour lundi demeurait la démission de M. Péladeau.

Pour l’avenir du Parti québécois, MM. Ouellet, Marceau et Therrien ne sont pas inquiets. Faire du Québec un pays n’était pas l’idée d’un seul homme, a martelé le député de Rousseau. Il promet d’ailleurs que son parti sera au rendez-vous électoral de 2018 avec des propositions attrayantes à soumettre aux Québécois.

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