Toute une leçon pour un raquetteur égaré

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 07 Décembre 2016
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Le sauvetage a eu lieu tout près de l’embouchure de la rivière Amédée, non loin du Vieux-Poste. Vendredi matin, des traces dans la neige témoignaient de l’agitation de la veille.

Le sauvetage a eu lieu tout près de l’embouchure de la rivière Amédée, non loin du Vieux-Poste. Vendredi matin, des traces dans la neige témoignaient de l’agitation de la veille.

Baie-Comeau – Le raquetteur de Baie-Comeau à l’origine d’une opération de sauvetage aux abords de la rivière Amédée en pleine tempête de neige, jeudi, a eu sa leçon. Jamais plus il ne partira en randonnée sans son matériel de secours de base et tout probable, dit-il, qu’il ne partira plus seul.

 

Le retraité du réseau de la santé a commencé sa randonnée vers 13h. Contrairement à son habitude, il n’a pas apporté son matériel habituel dans un sac à dos, comme des gants de rechange, une lampe frontale, une barre énergétique ou encore de l’eau. « J’étais parti pour une petite trotte », raconte cet habitué des sentiers dans lesquels il s’est pourtant égaré.

Épuisé et trempé

Vers 15h, il a décidé de repartir en direction de sa voiture, garée près du pont d’aluminium de la rue Amédée. C’est là qu’il a réalisé que son chemin, il ne le retrouvait pas. « J’ai marché dans de la grosse neige. À un moment donné, il y avait un pied et demi de neige mouilleuse. J’étais épuisé et trempé jusqu’aux os », relate-t-il.

L’homme poursuit : « Il est rendu 15h30. T’es dans le bois. Tes traces sont effacées par la neige. Tous les arbres sont blancs. Des repères, il n’y en a plus. Complètement épuisé, je suis tombé deux fois à plat ventre. »

Avec soulagement, il a fini par atteindre la rivière. À ce moment-là, il a pensé la traverser puisqu’il évaluait qu’à peine une quinzaine de mètres (moins de 50 pieds) le séparait de l’autre rive… et de la sécurité de la rue Rouleau.Après réflexion, il s’est dit que, dans l’état d’épuisement et trempé comme il était, il valait mieux appeler les secours.

Le sauvetage

À leur arrivée, les policiers ont rapidement localisé visuellement l’homme de l’autre côté du cours d’eau. Ils ont communiqué avec lui par téléphone. « Ils m’ont lancé deux couvertures métallisées pour me protéger du froid en me disant de m’en recouvrir comme une patate au four. Ils m’ont dit :”On s’occupe de toi” », relate-t-il.

Pompiers et ambulanciers sont apparus. Vêtus d’une combinaison de sauvetage en eau froide, deux pompiers se sont agrippés à une corde, fixée à un arbre, pour ramener à bon port le pauvre raquetteur, vêtu lui aussi du même vêtement. « On avait de l’eau jusqu’à mi-mollet. C’était très glissant et l’eau était très glacée », précise-t-il.

Rapidement, les pompiers l’ont transporté aux ambulanciers. En arrivant près de l’ambulance, il est tombé à genoux par épuisement. Il a cependant refusé d’être transporté à l’hôpital puisqu’il n’était pas blessé.

On l’a reconduit chez lui tout simplement. « J’ai pris une douche, je suis ensuite parti à pied et j’ai fais un kilomètre pour aller chercher mon véhicule », relate-t-il.

De sa mésaventure, l’homme en tire une leçon. « Et si ça peut servir de leçon à d’autres, c’est bien correct », conclut-il.

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