Samuel Thibault, un grand frère et un modèle à suivre chez le Drakkar

Par Sandro Célant 12:00 AM - 14 Décembre 2016
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Exemple de d’ardeur et de rigueur au travail, le défenseur Samuel Thibault représente un rouage clé et un modèle à suivre pour les autres joueurs du Drakkar, qui peuvent s’inspirer de ce vétéran de 20 ans. Photo Denis Thibault.

Exemple de d’ardeur et de rigueur au travail, le défenseur Samuel Thibault représente un rouage clé et un modèle à suivre pour les autres joueurs du Drakkar, qui peuvent s’inspirer de ce vétéran de 20 ans. Photo Denis Thibault.

Baie-Comeau – À sa quatrième saison au sein de la LHJMQ, le défenseur Samuel Thibault a connu les bons et les moins bons moments dans l’entourage du Drakkar. Aujourd’hui, à sa dernière campagne chez les juniors, le patineur de 20 ans joue probablement le meilleur hockey de sa carrière.

Malgré un début de saison difficile du navire, le vétéran défenseur joue un rôle de premier plan au sein de l’équipage et représente un rouage clé de la brigade défensive.

Auteur d’un bilan de 4 buts, 11 passes et 15 points au cours de ses 30 premières parties, l’arrière de 6 pieds, un pouce, 201 livres, accomplit très bien sa besogne. Malgré le rendement collectif de l’équipe, il figure parmi les meneurs parmi les défenseurs du circuit au chapitre des plus et moins avec +13.

Considérant que la troupe locale a trôné plusieurs semaines dans la cave du classement, cette statistique se veut fort révélatrice. « Cela a été plus difficile au début de l’année, mais les choses se replacent. Personnellement, mes entraineurs m’ont vite fait confiance et m’ont donné beaucoup de temps de glace. Je tente d’en profiter au maximum », a commenté l’arrière originaire de Ste-Martine en Montérégie.

Rappel

Rappelé par le club pour la fin de la saison 2013-2014 (il n’a disputé que cinq rencontres), ce choix de 11e ronde (199e au total) représente l’exemple parfait d’ardeur et de rigueur au travail pour parvenir à se tailler une place.

Même s’il a peu joué lors de sa demi-saison inaugurale, le grand numéro 8 a vécu des moments spéciaux avec les autres membres du club, qui s’est rendu à la limite avant de perdre ce fameux septième match de la grande finale face aux Foreurs de Val-d’Or.

Impliqués dans 66 rencontres l’année suivante, Thibault a joué un rôle plus important au sein de l’unité défensive et a continué d’être constant à forces égales comme en témoigne son +11 dans la colonne des plus et des moins.

Renversé de nouveau par Val-d’Or (il menait la série 3-0) lors des séries éliminatoires, le Drakkar a ensuite piqué du nez à la suite du départ de plusieurs vétérans. La campagne 2015-2016 (maigre récolte de 34 points) n’a pas été la pire de l’histoire pour rien.

Souvent au cachot

Misant sur un alignement très jeune et inexpérimenté, le Drakkar a vécu des moments très pénibles et, tout comme ses coéquipiers, Samuel Thibault ne l’a pas eu facile non plus. L’arrière a terminé premier de sa formation au chapitre des punitions avec un total de 134 minutes passées au cachot.

« J’avoue qu’il y a eu beaucoup de frustration de ma part, a reconnu l’athlète. Le climat était négatif et j’étais en colère. Je voulais sauver le club à moi seul, mais ce n’était pas vraiment pas la bonne façon de m’y prendre pour aider l’équipe », a-t-il ajouté avec franchise.

Ancien

Jeune homme posé et réaliste, le sympathique personnage a retrouvé un ancien coach avec l’arrivée de Martin Bernard, qui l’avait dirigé à l’époque de son passage dans le circuit midget AAA avec les Cantonniers de Magog.

« Martin me connaissait bien et m’a vite fait comprendre qu’il avait besoin de moi sur la patinoire et non au banc des punitions. J’ai aussi acquis de l’expérience au fil de ces années et je connais plus mes limites quand je saute sur la glace. »

Reconnu comme un grand frère et un modèle à suivre chez le Drakkar, Samuel veut profiter au maximum de sa dernière saison. « L’ambiance est très positive dans le vestiaire. Les jeunes joueurs progressent vite et tout le monde est de plus en plus conscient du rôle qu’il doit jouer. C’est très encourageant ».

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