Raymonde, le premier roman de Marcelle Beaudin

Par Charlotte Paquet 12:00 AM - 21 octobre 2017
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Marcelle Beaudin a dû mettre un deuxième roman en chantier pour réussir à laisser aller Raymonde, qui raconte l’histoire d’une femme de 50 ans qui entre de plein fouet dans la ménopause. Photo Le Manic

Marcelle Beaudin a dû mettre un deuxième roman en chantier pour réussir à laisser aller Raymonde, qui raconte l’histoire d’une femme de 50 ans qui entre de plein fouet dans la ménopause. Photo Le Manic

Baie-Comeau – Raymonde pourrait être notre mère, notre tante ou même notre voisine. La Raymonde de Marcelle Beaudin pourrait être tout ça et même plus, mais elle est avant tout une femme de 50 ans qui entre de plein fouet dans sa ménopause avec tout ce qui vient avec.

Raymonde, c’est le titre du premier roman de la Baie-Comoise. C’est aussi l’héroïne attachante, drôle et déterminée qui plongera certains lecteurs dans leurs souvenirs (l’action se passe en 1995) tandis que d’autres découvriront des pans de vie d’une époque pas si lointaine.

« C’est une femme de 50 ans qui rentre en ménopause et qui a le choc de ses 50 ans avec tout ce que ça comporte, comme les remises en question quand tu te rends compte que : «Oh!, mon Dieu, je suis rendue à la moitié de ma vie », explique Marcelle Beaudin.

L’histoire de Raymonde n’est pas celle de quelqu’un en particulier, tient à préciser l’auteure. Le personnage est cependant composé d’un peu de l’une et d’un peu de l’autre des personnes croisées sur sa route au fil du temps. « Il y a aussi des situations qui me ramènent à mon enfance », ajoute-t-elle, en prenant bien soin de souligner que son roman n’est pas basé sur des faits réels.

Pour éviter toute association, Marcelle Beaudin a d’ailleurs pris soin de donner à son personnage principal un prénom que personne ne porte dans son entourage.

Baie-des-Îles

Raymonde et son Fernand vivent à Baie-des-Îles sur la Côte-Nord. La cinquantaine les a rejoints tous les deux et leur quotidien s’en ressent.

Dans l’entourage des deux époux, qui se sont mariés « obligés » comme bien d’autres couples à l’époque, il y a notamment leurs deux enfants, Sébastien et Marie-Claude, Simone, la sœur pimbêche de Raymonde, Normand, le beau-frère qui en mène large et qui se trouve à être le détestable patron de Fernand, Denise, l’amie de toujours de Raymonde, et son mari Roger, le grand chum de Fernand.

Dans la vie du couple, il y a aussi Clémence, la mère de Raymonde, qui aura un rôle important dans l’histoire, sans être à l’avant-plan. Sa phrase fétiche voulant que « l’important dans la vie, c’est l’amour et le reste n’est que du vent » reviendra à quelques reprises, dont à sa conclusion.

Raymonde se lit d’un trait ou presque. Parfois, le lecteur s’esclaffera des réparties ou encore des situations tragi-comiques vécues par les personnages. D’autres fois, il aura plutôt la gorge nouée.

Le processus

Dans sa jeunesse, Marcelle Beaudin adorait faire de l’improvisation. Ces dernières années, elle a découvert que l’écriture se rapprochait beaucoup de l’improvisation. « Tu inventes des personnages et des situations. Tu improvises et tu suis le filon », indique-t-elle.

Son premier roman, elle l’a commencé avec comme idée de départ le lien entre cinquantaine et ménopause. La première situation qu’elle a écrite est celle où Raymonde réalise avoir perdu 40 livres après la pesée en règle chez Courbes Madame, son centre d’entrainement. Ce chapitre se retrouve en plein milieu du livre.

« Avant de l’écrire (son roman), je ne savais pas que c’est ça que j’allais écrire. Je n’ai pas de structure. Je pars avec une idée et ça s’enchaine. Il y a toutes sortes de façons d’écrire », souligne l’auteure, qui a participé à plusieurs ateliers d’écriture au fil des dernières années.

Raymonde a été lancée le 28 septembre. La couverture du livre d’un peu moins de 200 pages est illustrée par la fille de l’auteure, Catherine Arsenault.

Depuis avril, Marcelle Beaudin a un deuxième roman en chantier. Il lui a en quelque sorte permis de boucler la boucle à Raymonde, qu’elle n’arrivait pas à laisser.

« Pour que j’arrive à le finir, il fallait que j’en commence un deuxième, car je ne voulais pas le laisser », avoue-t-elle. Elle le retravaillait sans cesse.

Si Raymonde pouvait être notre mère, notre tante ou même notre voisine d’une époque pas si lointaine, Raymonde est devenue l’amie de celle qui l’a créée. « À force de l’avoir tout le temps avec moi, Raymonde, c’est ma chum, même si c’est un personnage imaginaire », conclut-elle.

 

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